Genève: Human Rights First et Front Line soumettent une proposition sur le Guatemala à la révision périodique de l’ONU
Les attaques contre les défenseurs des droits humains au Guatemala sont de plus en plus fréquentes. Près de 300 attaques ont été répertoriées en 2006 et, de 2000 à 2006, leur nombre a presque été multiplié par six.
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Publié le 04/02/2008. La situation des défenseurs des droits humains au Guatemala montre l’étendue du problème des droits humains dans le pays. Menaces de mort, craintes d’exécutions extrajudiciaires et assassinats de défenseurs des droits humains sont des actes terriblement communs. De 2000 à mi-août 2006, au moins 64 défenseurs ont été assassinés. Les défenseurs les plus souvent assassinés sont ceux qui défendent les droits économiques, sociaux ou culturels, tels que les syndicalistes, les paysans, les leaders indigènes ou les activistes pour l’environnement. Les défenseurs qui recherchent la vérité et la justice pour des violations des droits humains commises lors de conflits armés, sont aussi régulièrement pris pour cibles.
Très peu d’attaques contre des défenseurs font l’objet d’enquêtes, et encore moins se terminent par des poursuites et des condamnations; les assassinats de défenseurs ont augmenté en grande partie car il n’y a pas d’enquête et les responsables ne sont pas punis. Avant d’être assassinés, la plupart des défenseurs sont victimes de menaces de mort ou d’actes d’intimidation sur lesquels personne n’enquête. Des enquêtes efficaces sur ces menaces de mort pourraient empêcher certains meurtres. De façon générale, si les enquêtes étaient associées à des poursuites beaucoup plus strictes en cas d'assassinat, cela pourrait mettre fin à la culture de l’impunité et éviter de futurs meurtres.
En principe, l’Etat guatémaltèque n’est pas directement responsable des attaques contre des défenseurs des droits humains; toutefois, dans certains cas, des membres des forces armées ou de la police seraient responsables. Cependant, la responsabilité de l’Etat en cas de violation des droits humains s’étend aux actions des acteurs non-étatiques, quand l’Etat ne réussi pas à empêcher, punir, enquêter ou réparer un préjudice causé par ces acteurs non-étatiques.
Pour lire le texte complet de la proposition de Human Right First et Front Line à la révision périodique de l’ONU, consultez le document PDF ci-joint.
| Fichier attaché | Taille |
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| Human Rights First Front Line Submission Guatemala.pdf | 109.28 Ko |