Brésil: tentative d’assassinat contre le défenseur des droits humains Joao Tancredo

Front Line est profondément inquiète suite à la tentative d’assassinat contre le défenseur des droits humains Joao Tancredo. Joao Tancredo est le président de l’Institut pour les Défenseurs des Droits Humains, et l’ancien président de la Commission des Droits de l’Homme de l’Association du Barreau brésilien.
Informations complémentaires
Publié le 24/01/2008. Le 19 janvier 2008, Joao Tancredo rentrait d’une rencontre avec les habitants de la favela de Furquim Mendes à Vigario Geral, à Rio de Janeiro, lorsque deux hommes sur une moto, qui n'ont pu être identifiés car il portaient des casques, ont tiré quatre coups de feu sur sa voiture. Joao Tancredo venait de rencontrer les habitants de la favela, et venait d’entendre des témoignages au sujet d’assassinats qui auraient été perpétrés par un policier de l’Etat connu sous le nom de «Predator».
Joao Tancredo avait déjà reçu des menaces dans le passé et, de ce fait, avait une voiture pare-balles pour le protéger. Il semble que Joao Tancredo n’ait pas été tué dans l’incident grâce à cette protection.
Joao Tancredo aurait été démis de son poste de président de la Commission des Droits de l’Homme de l’Association du Barreau brésilien à cause de ses critiques ouvertes contre une opération de police où cours de laquelle 22 personnes avaient été tuées dans le complexe d’Alemano, en juin 2007.
Front Line pense que Joao Tancredo a été pris pour cible à cause de son action légitime en faveur des droits humains. Nous sommes soucieux pour son intégrité physique et psychologique, ainsi que pour tous les membres de l’Institut pour les Défenseurs des Droits Humains.
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.