Bahreïn: libération de trois défenseurs des droits humains

Front Line accueille avec joie la nouvelle de la libération de trois défenseurs des droits humains: Shaker Mohammed Abdul-Hussein Abdul-Aal, Majid Salman Ibrahim Al-Haddad, et Nader Ali Ahmad Al-Salatna. Les trois hommes sont membres du Unemployment Committee (Comité du chômage). Ils faisaient partie des onze défenseurs arrêtés entre le 21 et le 28 décembre 2007 par les Forces spéciales de sécurité (SFF), suite aux manifestations du 17 décembre à Manama et dans d’autres régions du Bahreïn, au cours desquelles un manifestant, Ali Jessam Mekki, avait été tué. Huit défenseurs des droits humains restent emprisonnés.

Informations complémentaires

Publié le 17/01/2008. Les manifestations ont été organisées par les membres du Comité national des martyrs et des victimes de la torture pour marquer le 13ème anniversaire de la mort de deux jeunes chiites, tués par les Forces de sécurités alors qu’ils participaient à une manifestation qui appelait à la restauration de la démocratie.

Huit défenseurs sont toujours emprisonnés: Abdullah Mohsen Abdulah Saleh, membre du Comité du chômage; Naji Ali Fateel, membre de la Société pour la jeunesse bahreïnie des droits humains (BYSHR); Mohammed Abdullah Al Sengais, chef du Comité de lutte contre la cherté de la vie; Maytham Bader Jassim Al-Sheikh, membre du Comité du chômage; Ahmad Jaffar Mohammed Ali, membre du Comité du chômage; Hassan Abdulnabi, membre du conseil d’administration du Comité du chômage; et Ebrahim Mohamed Amin-Al-Arab, membre fondateur du Comité national des martyrs et des victimes de la torture.

Hassan Abdelnabi Hassan et Ebrahim Mohamed Amin-Al-Arab ont tous deux déjà été arrêtés dans le passé. Les onze défenseurs des droits humains ont été accusés d'avoir pris part à un «rassemblement illégal et une émeute» et de «vol d'armes et de munitions» et de «possession d'armes et de munitions sans autorisation».

Selon les informations reçues, les défenseurs des droits humains n’ont pas eu le droit de voir leurs avocats pendant environ 10 jours après leur arrestation. Ils sont tous détenus au Département des enquêtes criminelles (CID) de Adliya.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.