Front Line est profondément inquiète suite à la décision de la Cour suprême d’Ossétie du Nord de maintenir l’interdiction de l’organisation de défense des droits humains «Voix de Beslan» (Voice of Beslan). Le Tribunal d’instance de Nasran a aussi porté plainte contre l’organisation pour extrémisme. «Voix de Beslan» est une organisation qui représente les droits des victimes de la prise d’otage de Beslan en 2004; un groupe de terroristes avait alors fait irruption dans une école, prenant 1128 otages et tuant plus de 200 adultes et enfants. «Voix de Beslan» a surveillé et publiquement critiqué la façon dont les autorités de la Fédération de Russie ont géré l’enquête sur la tragédie. L’organisation a fait appel devant la Cour européenne des droits de l’homme et a demandé une enquête internationale sur la conduite de l’opération de secours par les forces de sécurité de la Fédération de Russie.
Informations complémentaires
Publié le 11/01/2008. Le 25 août 2007, «Voix de Beslan», avec sa direction et ses membres actuels, avait été décrétée «illégitime» par le Tribunal d’instance à Vladikavkaz lorsque son inscription officielle a été annulée. L’organisation aurait été «enregistrée» à nouveau par les autorités, mais avec une nouvelle direction et de nouveaux membres.
Le 19 décembre 2007, la Cour suprême d’Ossétie du Nord a maintenu sa décision d’interdire «Voix de Beslan». En réponse à cette décision, Ella Kesaeva, la présidente de l’organisation, aurait entamé une grève de la faim. Par ailleurs, le procureur de Nasran, en Ingushie, M. Aushev, a déposé plainte devant le Tribunal d’instance de Nasran contre «Voix de Beslan», accusant l’organisation d’extrémisme. L’audition est prévue pour le 14 janvier 2008.
Front Line pense que l’interdiction mentionnée ci-dessus ainsi que les accusations contre «Voix de Beslan» sont liées à ses activités non violentes et légitimes pour la défense des droits humains.