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Published on Front Line (http://www.frontlinedefenders.org/fr)

Bahreïn: procès du défenseur des droits humains Mohamed Abdul Nabi Al Maskati

By sihem.bensedrine
Créé 2007/12/20 - 12:52

Front Line est préoccupée suite aux récents informations sur la procédure judiciaire engagée à l'encontre de Mohamed Abdul Nabi Al Maskati, directeur de la Société de la jeunesse du Bahreïn pour les droits humains (BYSHR), une organisation qui met sur pied des ateliers de formation et observe les violations des droits humains.

Informations complémentaires

Posté le 20/12/2007. Le 27 novembre 2007, Mohamed Abdul Nabi Al Maskati a été convoqué pour comparaître devant la quatrième Cour pénale inférieure sous l'inculpation "de mise sur pied d'une association non enregistrée avant que la déclaration d’enregistrement ne soit délivrée". Le procès de Mohamed Abdul Nabi Al Maskati a été reporté à la prochaine session de la Cour, le 21 janvier 2008. S'il est reconnu coupable, M. Mohamed Abdul Nabi Al Maskati encourt une peine allant jusqu’à six mois de prison et/ou une amende de 5000 dinars.

La Société de la jeunesse du Bahreïn pour les droits humains avait initialement présenté en juin 2005 une demande d'enregistrement en tant qu'organisation non gouvernementale (ONG), mais n'a jamais reçu de réponse officielle du gouvernement bahreïni. Avant l'arrestation de Mohamed Abdul Nabi Al Maskati, la BYSHR a reçu une notification du Ministère des Affaires sociales l’avertissant que le dirigeant de l'organisation serait poursuivi si cette dernière ne cessait pas ses activités.

De telles charges sont engagées en vertu du code pénal de 1976 et de la loi sur les associations de 1989, qui font obligation aux ONG de s'enregistrer auprès des autorités. Dans la pratique, cette loi accorde aux autorités la possibilité de faire obstacle aux activités des organisations des droits humains et des mouvements de la société civile.

Front Line croit que l’existence de mouvements de la société civile libres et en activité sous-tend toute société démocratique, et estime que les accusations portées contre Mohamed Abdul Nabi Al Maskati sont directement liées à son travail et à celui de son organisation pour la défense des droits humains; elle craint qu'elles ne fassent partie d'une campagne permanente contre les organisations de la société civile et les défenseurs des droits humains au Bahreïn.


Source URL:
http://www.frontlinedefenders.org/fr/node/1169