Front Line est profondément préoccupée suite à l’arrestation du journaliste azerbaidjanais et défenseur des droits humains Yaghoub Saleki Niya (aussi connu sous le nom de Ilqar Merendli) à son domicile de Téhéran, le 31 octobre 2007. Yaghoub Saleki Niya est l'un des fondateurs du Comité de Défense des Prisonniers Politiques Azerbaidjanais (ASMEK). Il a aussi écrit pour un certain nombre de blogs interdits par les autorités.
Informations complémentaires
21/12/2007. Le 31 octobre aux environs de 19h00, des membres du service de sécurité d’Etelaat ont fait irruption au domicile de Yaghoub Saleki Niya, et ont procédé à une fouille durant deux heures. Les officiers ont arrêté Yaghoub Saleki Niya et saisi ses livres, son appareil photo et ses papiers. Il a été conduit à la prison Evin à Téhéran, où sa femme a été autorisée à lui rendre visite le 5 novembre, à la seule condition que son arrestation et sa détention ne soient pas divulgées. Le 10 novembre 2007, le domicile de Yaghoub Saleki Niya a été fouillé une seconde fois par les services de sécurité et ses effets personnels ont été saisis. Yaghoub Saleki Niya est actuellement détenu sans pouvoir avoir recours à une représentation légale.
Yaghoub Saleki Niya n’a été accusé d’aucune infraction et la raison de son arrestation reste inconnue; néanmoins, Front Line est persuadée qu’elle est directement liée à sa contribution aux sites de médias ainsi qu’à son action de défense des droits humains. Il avait été arrêté précédemment le 22 avril 2004, alors qu’il enquêtait sur une défenseuse des droits humains azerbaidjanaise, et avait été détenu et interrogé pendant six jours. Il avait été ensuite relâché, puis rappelé pour interrogatoire. Depuis lors, il est menacé par les autorités et elles lui ont notifié l'interdiction de participer à une quelconque activité en relation avec des organisations non gouvernementales. Depuis 2004, Yaghoub Saleki Niya est régulièrement interrogé.
Front Line craint pour la sécurité de Yaghoub Saleki Niya et pense que son arrestation fait partie d’une campagne contre les journalistes et les défenseurs des droits humains en Iran. Actuellement, dix journalistes sont emprisonnés en Iran. La commission d’autorisation et de surveillance a fait fermer un certain nombre de publications indépendantes azerbaidjanaises, notamment Dilmanj, une lettre d’information mensuelle pour laquelle Yaghoub Saleki Niya a écrit. Le sujet de la prochaine édition devait être "Démocratie et Azerbaïdjan", mais sa publication a été interrompue par les autorités le 25 septembre 2007.
Le 25 octobre 2007, le Parlement européen a voté une résolution qui condamne la situation des droits humains en Iran, reconnaissant que la « situation en ce qui concerne les droits civils et les libertés politiques dans la République Islamique d’Iran s'est détériorée depuis deux ans ». Le Parlement européen a aussi appelé à une « libération sans condition des prisonniers de conscience, particulièrement les journalistes ».
Action Finished:
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.