Front Line se déclare gravement préoccupée suite à l’assassinat, le 8 décembre 2007, du dirigeant communautaire Felipe Álvarez du Conseil communautaire pour le développement (Consejo Comunitario de Desarrollo, COCODES) de la communauté de Microparcelamiento El Naranjo, Santa Lucía Cotzumalguapa, dans le département de Escuintla au sud du Guatemala. Après le décès de Felipe Álvarez, la sécurité des deux membres survivants de la COCODES, Juan Francisco Almira et Manuel Antonio Aguita, suscite de sérieuses inquiétudes.
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Publié le 18/12/07. Tôt le matin du 8 décembre, Felipe Álvarez quitta son domicile à El Naranjo, pour se diriger à vélo vers une ferme où il travaillait. Son corps fut retrouvé plus tard, vers 5h45 sur le bas-côté de la route. Il avait reçu trois balles dans le dos et une dans la tête. Avant son assassinat, Felipe Álvarez avait été suivi à plusieurs reprises.
On suppose que l’assassinat de Felipe Álvarez est directement lié à son activité en tant que membre du Conseil communautaire pour le développement. Ces conseils avaient été constitués en 2002 dans le cadre des accords de paix de 1996 afin de promouvoir la participation de la société civile au processus démocratique. Le COCODES d’El Naranjo a joué un rôle central dans l’interdiction de la vente d’alcool après 21h pour tenter d’endiguer la violence et l’activité des gangs de rue. Après le meurtre d’un propriétaire de bar en 2004, les autorités avaient déclenché des poursuites contre cinq membres du COCODES, mais ces auditions ont été suspendues à la suite d’une plainte au tribunal avec constitution de partie civile. En septembre 2005, Moisés Ajbal, membre du COCODES a été assassiné; un an plus tard, en septembre 2006, ce fut le tour de Juan José Atz, alors président du COCODES.
A la suite du meurtre de Felipe Álvarez, seulement deux membres du COCODES de Microparcelamiento El Naranjo demeurent en vie. Front Line craint qu’après la mort des trois autres membres de leur organisation, Juan Francisco Almira and Manuel Antonio Aguita ne courent un grand danger. En outre, Front Line est convaincu que le décès de Felipe Álvarez pourrait faire partie d’une campagne contre les défenseurs de droits humains au Guatemala.
Action Finished:
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.