Ouzbékistan: arrestation du défenseur des droits humains Karim Bozorboyev

Front Line est profondément inquiète suite à la condamnation, le 3 décembre 2007, du défenseur des droits humains Karim Bozorboyev à six ans et trois mois de prison dans la région de Syrdarya en Ouzbékistan. Karim Bozorboyev est membre de l’association de défense des droits humains Ezgulik, et un militant engagé contre les violations des droits humains en Ouzbékistan. Ezgulik (« Bonté ») fait partie des rares organisations en faveur des droits humains enregistrées en Ouzbékistan.

Informations complémentaires

17/12/2007. Le 23 octobre 2007, Karim Bozorboyev a été arrêté à Gulistan, en Ouzbékistan, pour avoir participé à une manifestation à Yangiyer, la capitale de la province de Syrdarya. La manifestation était le point culminant d’un conflit entre les courtiers en bourse et les autorités, suite à la décision du gouvernement local de déplacer le site de la bourse. La situation s’aggrave depuis mai 2007, et lorsque les courtiers ont bloqué les routes le 22 octobre 2007, Karim Bozorboyev a proposé de servir de médiateur entre les courtiers et les autorités locales. Celles-ci l’ont tenu pour responsable de la manifestation. Karim Bozorboyev a été arrêté et soupçonné de fraude; il a ensuite été conduit au centre de détention du département de police de Syrdarya et a été condamné pour fraude au titre de l’article 68 du code pénal ouzbek.

Karim Bozorboyev a rejoint l’association Ezgulik en 2004, après avoir quitté Fidokorlar, un parti politique affilié au gouvernement, pour protester contre la corruption du gouvernement. Son action en tant que membre d’Ezgulik, notamment la mise à jour d’un scandale de corruption au sein de la mosquée de Gulistan en 2006, lui ont fait perdre les faveurs des autorités. Front Line craint que son arrestation fasse partie d’une campagne contre les défenseurs des droits humains en Ouzbékistan.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.