Colombie: menaces contre José Humberto Torres, avocat et défenseur des droits humains

''Jose Humberto Torres à la Plate forme de Dublin de Front Line 2007''

Front Line est profondément préoccupée suite aux menaces de mort reçues par l’avocat et défenseur des droits humains José Humberto Torres, qui travaille pour la Fundación Comité de Solidaridad con los Presos Políticos – FCSPP (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques). José Humberto Torres a assuré la défense de nombreux défenseurs des droits humains et prisonniers politiques tout au long des 27 dernières années. Il a participé à la quatrième Plate-forme de Dublin pour les défenseurs, organisée par Front Line du 22 au 24 novembre 2007.

Informations complémentaires

06/12/2007. Le 15 novembre 2007, Edgar Ignacio Fierro Flores (également connu comme Don Antonio), un ancien commandant d’un groupe paramilitaire, a reconnu, au cours d’une audience en justice à Barranquilla, avoir ordonné en 2004 l’assassinat de José Humberto Torres, et que cet ordre était toujours en vigueur. Flores a affirmé que José Humberto Torres demeure “une cible militaire légitime” en raison de ses liens présumés avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). José Humberto Torres n’a aucun lien avec les FARC et ses activités dans les droits humains ont été reconnues par les Ministères colombiens de l’Intérieur et de la Justice ainsi que par la Commission interaméricaine des droits de l’homme. Flores a également déclaré être incapable de procéder à l’assassinat de José Humberto Torres, en raison des fréquents déplacements de l’avocat. El Zarco, l’un des paramilitaires ayant reçu l’ordre de son exécution, n’a pas encore été démobilisé et serait devenu le chef des Aigles Noirs (Aguilas Negras), l’un des groupes paramilitaires nouvellement constitués et auteur des nombreuses menaces de mort lancées ces derniers temps contre les organisations de défense des droits humains en Colombie.

Front Line est préoccupée par ces menaces qui mettent José Humberto Torres en grave danger. Bien que son travail de défense des droits humains ait été reconnu par les Ministères colombiens de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que par la Commission interaméricaine des droits de l’homme, il a fait l’objet de nombreuses menaces tout au long des trois dernières décennies. En 2004, l’Unité régionale des renseignements militaires (RIME) de l’armée colombienne avait requis, du procureur local, sa mise en accusation pour outrage à la cour, ce qui a été rejeté par le procureur pour insuffisance de preuves. José Humberto Torres a été contraint à l’exil à deux reprises, en 1991 puis en 2004, en raisons de craintes pour sa sécurité et celle de sa famille. Depuis son retour en Colombie en 2005, José Humberto Torres a exigé à plusieurs reprises du gouvernement colombien qu’il garantisse les mesures de protections approuvées par la Commission interaméricaine des droits de l’homme pour améliorer sa sécurité et celle de sa famille, mais ces mesures ne sont pas encore assurées.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.