Birmanie: cinq arrestations supplémentaires de membres du groupe Génération étudiante 88
Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de l’arrestation et de la détention de cinq membres du groupe « Génération étudiante 88 », tôt dans la matinée du 13 octobre 2007. Les cinq membres sont Htay Kywe, un ancien leader des manifestations pro-démocratiques de 1988, ainsi que quatre autres membres du groupe: Mie Mie (aussi connu sous le nom de Thin Thin Aye), Ko Aung Thu, Zaw Htet Ko Ko et Hein Htet (aussi connu sous le nom Aung Gyi). Les cinq membres ont été arrêtés, avec un sympathisant venu les aider, lorsque les forces de sécurité ont lancé un raid sur le lieu où ils se cachaient depuis la récente répression des groupes d'opposition par le régime militaire birman.
Informations complémentaires
Selon des témoins, le 13 octobre 2007 aux alentours de 5h30, environ 70 membres des forces de sécurité birmanes ont lancé un raid sur le lieu où Htay Kywe, Mie Mie, Ko Aung Thu, Zaw Htet Ko Ko et Hein Htet se cachaient depuis le début des manifestations, le 19 août 2007. Ils brandissaient des mandats d’arrêt contre les personnes perçues comme les leaders du mouvement.
Aujourd'hui, le lieu de détention des cinq membres du groupe « Génération étudiante 88 » reste inconnu, et il existe un très grand risque qu’ils subissent de mauvais traitements durant leur détention. L’arrestation de Htay Kywe soulève une inquiétude particulière car il figure en haut de la liste des leaders de l’opposition recherchés par le gouvernement (State Peace and Development Council) depuis l’arrestation de tous les autres leaders du groupe « Génération étudiante 88 » le 21 août et le 10 octobre 2007.
Front Line pense que les membres du groupe « Génération étudiante 88 » sont visés dans le but de faire taire les voix indépendantes qui appellent au respect des droits humains en Birmanie.
Ces dernières arrestations ont été menées alors que le Conseil de sécurité des Nations unies appellait le gouvernement birman à libérer les membres de l’opposition et déclarait déplorer profondément « l’usage de la violence contre des manifestants pacifistes », tels que ceux arrêtés le 13 octobre 2007.
Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.
Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.