Colombie: tentative d’assassinat des défenseurs des droits humains Miguel Hoyos et Ualberto Hoyos

Front Line est profondément préoccupée suite à la tentative d’assassinat des défenseurs des droits humains Miguel Hoyos et Ualberto Hoyos. Les deux hommes, qui sont frères, sont membres de la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz (CIJP), basée dans la zone de Curbaradó, Chocó, où ils oeuvrent en faveur des personnes déplacées et des chefs de communautés.

Informations complémentaires

02/10/2007 Le 17 septembre 2007, aux environs de 21h00, un inconnu habillé en civil a pénétré dans le domicile de Miguel et Ualberto Hoyos, à Belén de Bajirá. Identifiant les deux frères, l’inconnu a ouvert le feu, les blessant sérieusement. La tentative de meurtre coïncide avec les auditions tenues à l’occasion du procès pour le meurtre de Orlando Valencia, un chef de la communauté du Consejo Comunitario del Curvaradó, tué en 2005. Miguel Hoyos est un témoin du procès. De plus, en août 2007, les frères Hoyos ont joué un rôle clé dans le retour de 80 familles déplacées dans le village de Caño Manso, dans la juridiction de Carmen del Darién. Ces familles avaient été forcées de fuir par des groupes armés illégaux en 1997.

Front Line pense que la tentative d’assassinat de Miguel et Ualberto Hoyos est liée à leurs activités pacifiques en faveur de la défense des droits humains en Colombie, et notamment en faveur des familles déplacées dans la zone de Curbaradó. Front Line reste soucieuse pour la sécurité de Miguel Hoyos et Ualberto Hoyos, ainsi que celle de tous les membres de la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz (CIJP).

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.