New York: un groupe d’ONG fait une déclaration commune afin de soutenir les défenseurs des droits humains en Birmanie

Suite aux mesures brutales prises contre les manifestants pacifistes la semaine dernière, des organisations de défense des droits humains du monde entier s'inquiètent pour la sécurité et la liberté des défenseurs des droits humains en Birmanie. Le sort de Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix et leader du gouvernement légitimement élu de Birmanie, demeure aussi une source d’inquiétude car elle reste privée de sa liberté et de ses droits fondamentaux.

Texte de la déclaration commune

08/10/2007 Les manifestations sont très rares sous le régime répressif de la junte et, dans le passé, les militaires y ont répondu par une répression brutale. Le 8 août 1988, suite au déclenchement de manifestations pacifiques en faveur de la démocratie, les militaires ont tué environ 3000 personnes. Les ONG internationales et locales sont très documentées sur la propension à la violence de la junte, en particulier contre les défenseurs de la démocratie, les membres de groupes ethniques de Birmanie et les femmes. Ces violences incluent exécutions extrajudicaires, viols, travail et déplacements forcés, ainsi que des actes de torture.

La communauté internationale doit déclarer, dans des termes non équivoques, qu’elle ne tolèrera plus d’autres violences de la part des militaires. Il est aussi crucial que la Chine use de sa solide relation avec le régime militaire pour favoriser le retour au calme, demander le respect des droits humains et exhorter la junte à lancer un processus de démocratisation. Enfin, les pays membres de l’ASEAN devraient exercer leur influence sur la junte birmane et continuer d’appeler à une réponse pacifique aux manifestations.

Les organisations de défense des droits humains suivantes appellent le régime militaire birman à ne plus recourir à la violence contre les manifestants pacifistes, à libérer tous les prisonniers politiques (plus de 1000), dont le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, à protéger les droits des hommes et des femmes qui promeuvent les droits humains en Birmanie, ainsi que de commencer un véritable dialogue avec l’opposition et les minorités ethniques.

Le Center for Women’s Global Leadership, la Fédération Internationale pour les Droits de l’Homme, Front Line, Forum Asia, Human Right First, Inform, Madre, l’Organisation Mondiale Contre la Torture, Urgent Action Fund for Women’s Human Rights, et Femmes sous lois musulmanes.