Colombie: menaces proférées contre des défenseurs des droits humains à Barrancabermeja

Front Line est profondément préoccupée suite à une série de menaces qui ont été proférées à l'encontre d'organisations de défense des droits humains à Magdalena Medio, dans la région de Barrancabermeja. Ces organisations sont, entre autres: Unión Sindical Obrera (Union Syndicale Ouvrière, USO), Corporación Regional para la Defensa de los Derechos Humanos (Corporation Régionale pour les Droits Humains, CREDHOS), Corporación Desarrollo y Paz del Magdalena Medio (Corporation pour le Développement et la Paix au Magdalena Medio, CDPMM), Organización Femenina Popular (Organisation populaire de femmes, OFP) et l’Asociación Campesina del Valle del Río Cimitarra (Association des Paysans de la Vallée du Cimitarra, ACVC).

Informations complémentaires

22/09/2007 Début septembre 2007, durant une audition avec le procureur de Barrancabermeja, un Commandant de la Division Centrale Bolívar des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC) aurait accusé USO, CREDHOS, CDPMM, OFP et ACVC «d’actes criminels au nom du marxisme».

De plus, le 31 juillet 2007, aux environs de 17h00, les sièges du CREDHOS et de l’OFP ont reçu un courriel de menaces. Le message mettait en garde les organisations mentionnées qu’elles seraient prises pour cible si elles ne cessaient pas leurs activités de défense des droits humains. Dans ce courriel, plusieurs membres de ces organisations ont été déclarés comme cibles militaires. Le message avait été apparemment envoyé par un groupe paramilitaire connu sous le nom de «Águilas Negras» («Aigles Noirs»).

Front Line craint que les menaces proférées contre USO, CREDHOS, CDPMM, OFP et ACVC soient directement liés au travail de défense des droits humains en Colombie. La sécurité des membres de ces organisations est un sujet de préoccupation particulier.

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.