Tunisie: procédures légales pour diffamation contre le défenseur des droits humains Omar Mestiri

Le défenseur des droits humains Omar Mestiri a été cité à comparaître au Tribunal de Première Instance de Tunis afin de répondre d'accusations de diffamation basées sur un article qu’il a écrit et qui dénonçait la réintégration d’un avocat - entretenant des relations politiques fortes - qui avait été renvoyé de son poste. Front Line pense que ces accusations sont fondées sur des motivations politiques.

Complément d’information

Posté le 3/08/2007 Le 7 juillet 2007, Omar Mestiri a reçu une convocation pour comparaître le 2 août 2007 au Tribunal de Première Instance de Tunis pour répondre à une plainte pour diffamation enregistrée par l’avocat Mohamed Baccar, sur la base des articles 42, 50, 53, 72 et 78 du Code de la Presse. La plainte se fonde sur un article publié le 5 septembre 2006 sur le site Kalima dans lequel Omar Mestiri dénonçait la réintégration surprise d'un avocat proche des cercles de pouvoir, qui avait été renvoyé du Conseil du Barreau suite à sa condamnation pour activités frauduleuses dans plusieurs jugements finaux. Le 29 mars dernier, Omar Mestiri a été interrogé sur cette affaire par le Procureur de la République, qui a centré ses questions sur la source qui avait permis à Omar Mestiri d’apprendre que cette réintégration avait eu lieu, et non pas sur la véracité des faits. Omar Mestiri a refusé de dénoncer ses sources, se basant sur son droit en tant que journaliste de ne pas divulger l’information. Ses avocats ont remis en question les bases légales pour cette procédure, sachant que le site web Kalima est censuré en Tunisie et que sa publication ne pourrait donc avoir aucun impact en Tunisie. Front Line estime que les procédures légales dont Omar Mestiti est victime sont liées à ses activités dans le domaine des droits humains

Action Finished: 

Cette action urgente est désormais clôturée. Plus aucune action n'est requise à ce stade. Merci d'avoir agi pour ce cas.

Front Line publie quotidiennement des appels pour des défenseurs des droits humains en danger. Ces appels restent normalement accessibles sur notre site web pendant une période pouvant aller jusquà six semaines, en fonction de la situation. Après quoi, ils sont archivés. Front Line garde un oeil sur tous ces cas, mais plus aucune action n'est requise après la période de six semaines, à moins d'un développement significatif du cas en question.