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De bonnes nouvelles de Colombie: la communauté pacifique de San José de Apartadó est lauréate du Prix aixois de la paix

By vincent
Créé 2007/09/04 - 16:06

Le Prix aixois de la paix va être remis à la communauté pacifique de San José. Les membres de la Communauté Pacifique de San José de Apartadó ont été régulièrement pris pour cible par le passé, et un certain nombre de leurs leaders, ainsi que leur famille, ont été assassinés. Des groupes paramilitaires profèrent régulièrement des menaces de mort à l’encontre des membres de la Communauté Pacifique, qui ont signalé plus de 170 assassinats ou disparitions depuis sa mise sur pied en 1997; exactions qui seraient à imputer aux forces de sécurité, les AUC (Autodefensas Unidas de Colombia) et les FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia).

Complément d’information

Le 1er septembre, le village pacifique de San José de Apartadó se verra remettre le Prix aixois de la paix, en tant que représentant des 50 villages pacifiques colombiens qui luttent de façon non violente contre leur expulsion. En octobre 2008, en coopération avec « l’Université de la Résistance » colombienne, une première assemblée et un séminaire auront lieu à San José dans le but de définir les domaines de connaissances qui seront au cœur du projet de « Campus Global ». Les enseignants internationaux seront Sabine Lichtenfels (théologienne), Sami Awad (du mouvement non-violent palestinien), Dieter Duhm (psychanalyste), Jürgen Kleinwächter (technologue) et Sepp Holzer (écologiste). « Nous remercions profondément la communauté de Taméra et nous attendons avec impatience le premier séminaire dans le cadre du « Campus Global », a déclaré Renato A., un des leaders de San José, lors de l’Université d’Eté de Taméra. Son compte-rendu de l’histoire du village pacifique fut très émouvant et troublant. En effet, les habitants se refusent courageusement à dévier de leur trajectoire non violente, bien que 170 d’entre eux se soient faits tuer en l’espace de dix ans. Le village avait fêté ses 10 ans d’existence pacifique en mars, en présence de huit collaborateurs de Taméra, qui y avaient installé une centrale solaire et un centre de soins, et qui avaient soumis l’idée du « Campus Global ». Nous recevons pour l’instant des nouvelles alarmantes de Colombie où les combats entre la guérilla et les groupes paramilitaires ont repris de plus belle, cette fois-ci aux portes de San Josecito, alors que deux autres habitants de San José ont encore été abattus en pleine rue. Le gouvernement, qui n’a jamais été en faveur du village pacifique, les suspecte ouvertement de soutenir les troupes de guérilleros. Mais la renommée de San José est telle qu’elle dissipe aux yeux de toutes les allégations du gouvernement. Même le Ministre des Affaires Etrangères allemand, Steinmeier, a officiellement demandé au Président Alvaro Uribe de faire enfin la lumière sur le meurtre des habitants de San José, dont le village est désormais un des nominés pour le Prix Nobel de la Paix. Nous devons tous aider et protéger le courage des habitants de San José et nous devons contribuer de façon décisive à transformer, à l’échelle de la communauté internationale, cette culture de la guerre, responsable de tant de violence, en une culture de la paix.


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