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Published on Front Line (http://www.frontlinedefenders.org/fr)

Tunisie: le Conseil National pour les Libertés fermé par la police

By stéphanie
Créé 2007/07/18 - 11:36

Depuis le 18 mai 2007, l’immeuble dans lequel se trouvent les bureaux du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) est encerclé jour et nuit par un contingent de la police politique qui en empêche l’accès aux membres du CNLT et aux membres du journal Kalima, dont les bureaux se trouvent dans le même immeuble. Le CNLT a, en réalité, été fermé.

Complément d’information

Le 6 juin, une délégation de représentants de la société civile tunisienne a tenté d’accéder aux bureaux du CNLT, que le CNLT partage avec le journal Kalima, afin de témoigner leur solidarité. Cette délégation comprenait, entre autres, le président de la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme, maître Mokhtar Trifi; le président de la section de Bizerte de la LTDH, Ali Ben Salem; ainsi que deux autres membres du personnel, Abdeljabbar Maddahi et Mohamed Ben Said; un représentant de l'Association de Lutte contre la Torture, maître Mondher Cherni; les directeurs du Forum Démocratique pour le Travail et la Liberté (FDTL), Dr Khelil Ezzaouia et Zakia Dhifaoui; les journalistes Lotfi Hajji, Mahmoud Dhaouadi, Slim Boukhdhir et Sahbi Smara. Ils étaient également accompagnés par des membres du CNLT.

Mais de nombreux policiers habillés en civil ont bloqué leur passage Avenue de la Liberté, les empêchant ainsi d’atteindre la rue où se trouvent les locaux du CNLT et ce, en dépit de leurs véhémentes protestations contre cette privation de leur droit de liberté de mouvement et leur droit de rendre visite à des collègues.

Au cours de cette période, ils ont été évacués de force du bâtiment et on les a même empêchés de marcher le long des rues proches du bâtiment. De plus, on leur a interdit de s’asseoir dans les cafés aux alentours et on les a violemment menacés s'ils ne bougeaient pas. Malgré des demandes répétées, les agents de police ont refusé de montrer toute preuve d’identification ou documents légaux pouvant justifier leur comportement.

Des obstacles ont été placés pour barrer la route à ces organisations afin de les empêcher de mener à bien leurs activités légitimes de défense des droits humains.


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http://www.frontlinedefenders.org/fr/node/1028