Le 24 avril 2007, Anwar al-Bunni, avocat des droits humains et membre fondateur de l’Association Syrienne des Droits Humains, a été condamné par la Cour de Damas à cinq ans de prison, conformément à l’article 286 du Code pénal syrien, pour diffusion « de fausses informations préjudiciables à l’Etat » et appartenance à une organisation politique illégale.
Anwar al-Bunni avait été arrêté le 17 mai 2006 et il se serait vu refuser, lors de sa détention à la prison Andra, tout contact privé avec ses représentants légaux. Il aurait également été victime de mauvais traitements et reçu des coups. Anwar al-Bunni était impliqué dans un projet, sponsorisé par l’Union européenne, qui vise à créer à Damas un centre de formation sur les droits humains.
Front Line pense qu'Anwar al-Bunni a été visé en raison de ses activités pacifiques et légitimes de défense des droits humains. Peu avant son arrestation, Anwar al-Bunni avait signé une pétition connue sous le nom de déclaration "Beyrouth-Damas, Damas-Beyrouth" - signée par 300 intellectuels libanais et syriens- qui appelle à une amélioration des relations entre le gouvernement syriens et libanais.