Mexique

Au Mexique, les défenseurs des droits humains sont victimes d’intimidation notamment par une mise sous surveillance constante, de harcèlement judiciaire, d’arrestations arbitraires, de menaces de mort, de disparitions forcées et d’assassinats en raison de leur action en faveur des droits humains. Des journalistes, des écologistes, des militantes féministes et des défenseurs qui agissent auprès de leurs communautés locales sont particulièrement en danger. D’après le gouvernement mexicain, il y aurait entre 600 et 650 associations de droits humains au Mexique. Le réseau national des organismes de droits humains Red Nacional de Organismos Civiles de Derechos Humanos « Todos los derechos humanos » (Red TDT) a été créé voici plus de 15 ans. Ce réseau est formé de 54 associations de droits humains réparties dans les 19 états et le district fédéral du pays. Les défenseurs mexicains des droits humains s’intéressent plus spécifiquement aux questions suivantes : droit à la santé, au logement, à l’alimentation, au travail, à l’environnement, à la paix et droits de certains groupes de la société comme les femmes, les enfants, les peuples indigènes et d’autres groupes vulnérables. Les associations et défenseurs mexicains des droits humains commencent à mieux connaître les mécanismes internationaux instaurés pour protéger les droits humains et y recourent plus fréquemment. Conscient de l’importance des droits humains, le gouvernement mexicain a constitué une Commission pour la politique gouvernementale en matière de droits humains et a promulgué en février 2004 une loi fédérale visant à renforcer les activités menées par les organisations de la société civile (la Ley Federal de Fomento a las Actividades Realizadas por las Organizaciones de la Sociedad Civil) qui définit à la fois les droits et les obligations de ces organisations.