Iran (République islamique d’)

VUE D'ENSEMBLE

En Iran, les défenseurs des droits humains font l’objet de menaces, d’actes de harcèlement, d’arrestations arbitraires, de harcèlement judiciaire, de stigmatisation, d’agressions violentes, de mauvais traitements, de torture et d’assassinats. Les défenseuses des droits humains sont particulièrement en danger en Iran. Les libertés d’expression, d’association et de réunion sont sévèrement limitées car elles sont généralement assimilées à des atteintes à la sécurité de l’État ou considérées comme contraires aux enseignements de l’Islam. La cyber-sécurité est un problème pour les défenseurs iraniens des droits humains car les autorités ferment régulièrement les sites web liés aux droits humains.

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies écrit dans son rapport sur la situation des défenseurs des droits humains que les défenseurs iraniens viennent de divers horizons; leur communauté se compose de journalistes, d’érudits islamiques critiques, d’écrivains, de « personnalités culturelles », d’institutions culturelles et d’avocats.

Parmi les principaux sujets de préoccupation des défenseurs iraniens des droits humains figurent les droits de la femme, les droits de l’enfant, les droits des prisonniers, les droits des minorités, les problèmes environnementaux, la liberté d’expression, la cyber-sécurité, le plaidoyer en faveur des droits humains et les campagnes d’opinion contre les lois limitant l’exercice des droits humains. Les femmes qui mènent campagne pour l’égalité des droits sont prises pour cible par les autorités et soumises à des détentions arbitraires, du harcèlement judiciaire et des actes de torture. Les défenseurs des droits des LGBTI constituent également un groupe très vulnérable, l’homosexualité étant un délit passible de la peine de mort en Iran. La plupart des défenseurs emprisonnés à cause de leurs activités dans le domaine des droits humains sont incarcérés à la prison d’Evin tristement célèbre pour les actes de torture et les mauvais traitements qui y sont commis. Les associations iraniennes de droits humains sont en proie à de nombreuses difficultés, notamment des moyens financiers très limités et une procédure d’enregistrement particulièrement restrictive à l’égard des organisations non gouvernementales indépendantes.

URGENT CASES

2012/04/19

Le 4 avril 2012, Mme Behkish a été condamnée à quatre ans et demi de prison pour "rassemblement et complot visant à nuire à la sécurité nationale, par la création d'un groupe Mères en Deuils" et pour "propagande contre le système".

CASE INDEX

2012/03/8

Le 4 mars 2012, l'éminent défenseur des droits humains M. Abdolfattah Soltani a été condamné à 18 ans de prison par un tribunal révolutionnaire iranien.

Parastoo Dokouhaki
2012/01/25

Au cours des dernières semaines, les blogueuses et journalistes Mme Parastou Dokouhaki et Marzieh Rasouli, ont été arrêtées par les forces de sécurité iraniennes, chez elles, à Téhéran, et placées en détention.

2011/10/12

Le 27 septembre 2011, la défenseuse des droits humains Mme Narges Muhammadi a été condamnée à 11 ans de prison par la branche 26 du tribunal Révolutionnaire de Téhéran. Elle est injustement accusée de plusieurs infractions, y compris de diffusion de propagande...

2011/08/18

Le défenseur des droits humains, M. Kouhyar Goudarzi, a été arrêté le 31 juillet à Téhéran, et sa mère, Mme Parvin Mokhtareh a été arrêtée le lendemain dans la ville de Kerman. A ce jour, le sort de M. Kouhyar Goudarzi et l’endroit où il se trouve sont inconnus....

2011/07/7

La défenseuse des droits humains et réalisatrice, Mme Mahnaz Mohammadi, a été arrêtée chez elle à Téhéran, le 26 juin 2011 par des agents qui seraient des gardiens de la Révolution Iranienne. Depuis son arrestation, Mme Mahnaz Mohammadi, actuellement détenue à la...

LIENS

'''Downloadable PDFs''' * [[path:files/en/2506_Report on Internet Access in Iran.pdf|Report on Internet Access in Iran.pdf (709 KB)]]