Inde: des manifestants pacifiques arrêtés et emprisonnés
Journée mondiale de l'eauJournée mondiale de l'eau
Le 22 mars 2007, sept défenseurs des droits humains et une cinquantaine d'autres participants à une manifestation pacifique célébrant la Journée mondiale de l'eau ont été violemment arrêtés à New Delhi.
Les manifestants ont été arrêtés au Bureau de la Commission pour la planification, où ils s'étaient rendus pour demander un rendez-vous avec le président-délégué de la Commission pour la planification. Les agents de police et des forces d'action rapide auraient fait preuve d'une violence excessive lors de l'arrestation, déchirant les vêtements de plusieurs manifestantes. Ensuite, les manifestants ont été emmenés au commissariat du Parlement, où on leur a demandé de signer des documents d'arrestation vierges. Tous les manifestants et deux des manifestantes ont comparu devant le magistrat le soir même, et ont été placés en garde à vue jusqu'au 5 avril 2007. Les autres femmes ont été emmenées au commissariat de Chanakyapuri avant d'être transférées à la prison de Tihar, le 23 mars.
Parmi les sept défenseurs des droits humains encore détenus, on trouve: Medha Patkar, président de Narmada Bachao Andolan, Gautam Bandhopadhyay et Yogini Khanolkar de Nadi Ghati Morcha (NGM), Simpreet Singh et Mukta Sribastava de l'Alliance Nationale des Mouvement des Peuples (NAPM), Soeur Célia du syndicat des Travailleurs Domestiques, basé à Bangalore, Nidhi Agarwal des Femmes Saheli. Ensemble, ils luttent contre la privatisation et l'appropriation de l'eau en Inde.
La tenue internationale de la Journée mondiale de l'eau est une initiative née en 1992 lors de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (UNCED) à Rio de Janeiro.
Front Line pense que l'arrestation et la détention des manifestants constituent une tentative pour empêcher les défenseurs des droits humains d'Inde de mener à bien leur travail légitime et pacifique de défense des droits humains et plus particulièrement le droit à l'accès à l'eau. Front Line demande expréssement aux autorités indiennes de libérer immédiatement et de façon inconditionnelle les sept défenseurs des droits humains et de garantir l'intégrité physique et psychologique de tous les défenseurs des droits humains encore emprisonnés.