Honduras
VUE D'ENSEMBLE
Au Honduras, les défenseurs des droits humains sont victimes d’actes de harcèlement, de menaces de mort, d’agressions violentes, de harcèlement judiciaire, de procès en diffamation, de mauvais traitements, de torture et d’assassinats. On assiste à une multiplication des attaques envers les défenseurs des droits humains par des sociétés de sécurité privées qui emploient d’anciens membres des « escadrons de la mort ». Les forces publiques de sécurité sont directement et indirectement complices d’attaques menées contre les défenseurs des droits humains. Des propriétaires fonciers influents ou des sociétés d’exploitation forestière sont souvent à l’origine des agressions commises envers les défenseurs de l’écologie, du droit à la terre et des droits des peuples indigènes. Des écologistes, des militants LGBTI, des défenseurs des droits économiques, sociaux et culturels, des avocats, des journalistes, des leaders paysans, indigènes ou communautaires continuent d’être harcelés ou agressés. Les défenseurs des droits des LGBTI sont particulièrement vulnérables et victimes de discrimination dans la mesure où beaucoup, surtout dans les milieux politiques et religieux, les dépeignent comme un danger pour la société. La stigmatisation et le harcèlement des militants LGBTI sont particulièrement inquiétants car ceux-ci mènent un travail important de formation et d’éducation des communautés locales aux dangers du VIH/sida, le Honduras étant le pays d’Amérique centrale le plus touché par cette maladie.
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