Cuba
VUE D'ENSEMBLE
Les défenseurs des droits humains, journalistes et autres membres de la société civile qui critiquent le gouvernement cubain ont dû faire face à de graves restrictions et violations de leurs droits à la liberté de réunion, d’association, d’expression et de circulation. Les autorités continuent d’interdire légalement et physiquement les activités pacifiques, telles que dénoncer les violations des droits humains et promouvoir les réformes démocratiques. Cependant, en contraste frappant avec l’attention que les médias ont accordée aux soulèvements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, pratiquement personne ne connaît ni ne parle de la réalité des DDH cubains. Sous Raúl Castro, le gouvernement est toujours aussi répressif que sous le régime de son frère Fidel: les médias restent strictement contrôlés et les lois contre les discours antigouvernementaux font encourir de lourdes peines aux voix critiques. 2011 a connu une sévère répression de la société civile dans toute l’île; des cas de menaces, violents passages à tabac, arrestations et détentions arbitraires, assignations à résidence et utilisation de gaz lacrymogène contre des rassemblements pacifiques ont été dénoncés chaque semaine. Les DDH cubains ont régulièrement été victimes de ce qui est communément appelé actos de repudio (actes de répudiation), quand des foules partisanes du gouvernement, agissant en tant que “Brigades d’intervention rapide” les harcèlent, menacent, insultent et agressent, notamment lorsqu’ils mènent des actions de protestation pacifique. Les DDH qui travaillent en dehors de la Havane sont exposés à des défis supplémentaires en raison d’un accès très limité à des structures de soutien. L’utilisation d’Internet a sévèrement été limitée, et ceux qui peuvent y accéder sont sous le coup d’un important dispositif de surveillance. Bien que de plus en plus de défenseurs aient utilisé des sites de réseaux sociaux pour informer sur les violations commises, l’autocensure était souvent appliquée au vu des sanctions disproportionnées prises à l’encontre des dissidents politiques. En octobre 2011, la communauté des droits humains cubaine a perdu une courageuse leader, avec le décès de Laura Pollán, fondatrice de Damas de Blanco (Dames en Blanc) à la Havane.
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