Cuba
À Cuba, les défenseurs des droits humains font l’objet de harcèlement, de surveillance, de détentions arbitraires, de restrictions à leurs libertés d’expression, de réunion, d’association et de mouvement, de passages à tabac, de harcèlement judiciaire, de périodes de détention en étant assignés à résidence, de longues peines d’emprisonnement, d’agressions violentes, de mauvais traitements, de torture et d’assassinats. Les défenseurs des droits humains ont été harcelés par le pouvoir et par les groupes pro-gouvernementaux. La communauté cubaine des défenseurs des droits humains se compose de journalistes, d’avocats et de syndicalistes. Les personnes qui critiquent ouvertement le gouvernement et qui revendiquent leurs droits civils, politiques, mais aussi économiques, sociaux et culturels sont persécutées par les autorités, les forces de sécurité mais aussi par un groupe de civils pro-gouvernemental connu sous le nom de Brigada de Respuesta Rápida (Brigade de riposte rapide). De nombreux défenseurs sont assignés à résidence afin d’empêcher leur action en faveur des droits humains. La liberté de mouvement des défenseurs des droits humains est fortement limitée et plusieurs d’entre eux se sont vu interdire de quitter le territoire. La liberté d’expression est également restreinte et il n’existe actuellement aucun journal ni média indépendant dans le pays. Des manifestations pacifiques ont été violemment dispersées et des manifestants arrêtés en raison de leurs activités.