Somalie
Malgré le récent déploiement de forces de l’Union africaine en Somalie, la reprise des combats entre les troupes soutenues par le gouvernement éthiopien et des groupes d’insurgés d’une part, et l’absence persistante d’un État de droit d’autre part, font que les défenseurs des droits humains continuent de travailler dans des conditions extrêmement difficiles et dangereuses. La liberté d’expression en Somalie comme au Somaliland est très limitée. Les journalistes et les dirigeants de la société civile sont particulièrement pris pour cible. La communauté des défenseurs des droits humains en Somalie et au Somaliland se compose de journalistes, d’organisations non gouvernementales, de militantes féministes et d’intellectuels. En Somalie comme au Somaliland, des défenseurs des droits humains ont été victimes d’intimidation, de harcèlement judiciaire, d’arrestations arbitraires et de détention sans contact avec l’extérieur, de torture, de mauvais traitements et de menaces de mort. On constate une escalade du nombre d’exécutions sommaires de défenseurs des droits humains. La liberté de la presse est très limitée, avec la restriction des activités et/ou la fermeture des organes de presse qui parlent des violations des droits humains. Le NUSOJ (National Union of Somali Journalists, syndicat national des journalistes somali) a été créé en 2002 à Mogadiscio pour défendre les journalistes et la liberté de la presse dans tout le pays. Des membres du NUSOJ ont été fréquemment pris pour cible par la milice parce qu’ils signalaient des violations des droits humains ou s’employaient à protéger les journalistes.