Moyen-Orient et Afrique du Nord

Actions urgentes

Yémen: arrestation du défenseur des droits humains Fahad Al-Qarni

Front Line est profondément inquiète suite à l’arrestation du défenseur des droits humains Fahad Al-Qarni le 5 avril 2008. Fahad Al-Qarni est un défenseur des droits humains et un militant pro-démocratie qui a fait campagne pour la liberté d’expression au Yémen à travers son métier de musicien et de comédien.  Read More

Egypte: attaque contre la défenseuse des droits humains Dr Magda Adly

Front line est profondément préoccupée suite à l’annonce de l’attaque contre la défenseuse des droits humains Dr Magda Adly. Dr Magda Adly est une professionnelle de la santé et travaille pour le Centre Nadeem pour le soutien psychologique et la réhabilitation des victimes de violences, une organisation qui assiste les victimes de torture et de violence à travers des recherches, des formations, des conseils et la sensibilisation du public.  Read More

Maroc: condamnation du défenseur des droits humains Ennaama Asfari et expulsion de quatre observateurs présents à son procès

Front Line est profondément inquiète suite à l’annonce de la condamnation du défenseur des droits humains Ennaama Asfari à deux mois de prison et à une amende de 3000 Dirhams, le 28 avril 2008. Ennaama Asfari est le co-président du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental – CORELSO. Front Line est aussi préoccupée par l’expulsion hors du Maroc de quatre observateurs internationaux, présents au procès d'Ennaama Asfari le 21 avril 2008.  Read More

Liban: menaces contre la Fondation Palestinienne pour les Droits Humains «Monitor»

Front Line est profondément inquiète suite aux menaces proférées contre les membres de la Fondation Palestinienne pour les Droits Humains «Monitor», une organisation pour les droits humains basée au Liban.  Read More

Tunisie: attaque contre la défenseuse des droits humains Radhia Nasraoui

Front Line est profondément inquiète suite à l’annonce de l’attaque contre la défenseuse des droits humains Radhia Nasraoui par près de 30 policiers, le 18 avril 2008. Radhia Nasraoui est avocate pour les droits humains; elle défend les victimes dont les droits ont été violés. Elle est aussi présidente de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie.  Read More

Bahreïn: des défenseurs des droits humains toujours détenus, maltraités et torturés

Front Line est profondément préoccupée suite à des informations qui font état des mauvais traitements et de la torture dont sont toujours victimes les défenseurs des droits humains Mohammed Abdullah Al Sengais, chef du Comité de lutte contre la cherté de la vie; Hassan Abdelnabi Hassan et Maytham Bader Jassim, membres du Unemployment Committee (Comité du chômage); et Naji Ali Fateel, membre de la Société pour la jeunesse bahreïnie des droits humains (BYSHR). Ils ont été arrêtés entre le 21 et le 28 décembre 2007, et sont détenus au Département des enquêtes criminelles (CID).  Read More

Maroc: arrestation et détention du défenseur des droits humains Ennaama Asfari

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de l’arrestation et de la détention du défenseur des droits humains Ennaama Asfari, le co-président du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental – CORELSO, le 13 avril 2008, à Marrakesh. Ennaama Asfari aurait été victime de torture et de mauvais traitements par des officiers de police, avant d’être placé en détention préventive. Il est actuellement détenu à la prison Boulemharez à Marrakech.  Read More

Iran: menaces de mort contre la défenseuse des droits humains Shirin Ebadi

Front Line est profondément inquiète suite aux menaces de mort proférées contre la défenseuse des droits humains Shirin Ebadi le 5 avril 2008. Shirin Ebadi est une avocate pour les droits humains et la fondatrice du Centre pour les Défenseurs des Droits Humains. Elle a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2003 pour son travail de défense des droits des femmes et des enfants en Iran.  Read More

Syrie: arrestation arbitraire et détention du défenseur des droits humains Mohammed Badih al-Bab

Front Line est profondément inquiète suite à l’annonce de l’arrestation arbitraire et de la détention du défenseur des droits humains Mohammed Badih al-Bab le 2 mars 2008 à Damas. Mohammed Badih al-Bab est membre de la National Organisation for Human Rights in Syria (Organisation Nationale pour les droits humains en Syrie).  Read More

Syrie: attaque contre le défenseur des droits humains Karam Ibrahim Yousef

Front Line est profondément inquiète suite à l'attaque contre le défenseur des droits humains Karam Ibrahim Yousef, qui a reçu une balle dans la tête le 20 mars 2008. Karam Ibrahim Yousef a écrit de nombreux articles pour la défense des droits de la communauté Kurde en Syrie.  Read More

Iran: arrestation et détention de la défenseuse des droits humains Khadijeh Moghaddam

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de l’arrestation, le 8 avril 2008, de Khadijeh Moghaddam, défenseuse des droits humains et membre du comité à l’origine de la campagne « Un million de signatures », alors qu’elle se trouvait chez elle. Selon les informations reçues, les forces de sécurité ont pénétré de force dans son appartement et l’ont conduite au poste de Eshrat Abat, où elle a été interrogée. Elle a ensuite été emmenée au Tribunal Révolutionnaire pour un autre interrogatoire, effectué par M. Sobhani, le juge d’instruction chargé de son affaire. Après cet interrogatoire, elle a été transférée au centre de détention de Vozara.  Read More

Au Moyen-Orient, les gouvernements de la région ont initié de nouvelles politiques pour limiter la liberté d’expression et d’association. On trouve des défenseurs des droits humains dans presque tous les pays de la région malgré un climat d’hostilité général, les conflits en cours dans plusieurs pays et les politiques répressives de nombreux gouvernements. En savoir plus

Organismes régionaux: 

Parmi les obstacles rencontrés par les défenseurs des droits humains figurent les assassinats, les arrestations arbitraires et le harcèlement judiciaire de même que des intimidations et des menaces quotidiennes. Les formes de répression varient d’un pays à l’autre. En Irak, des défenseurs des droits humains ont été assassinés; des détentions arbitraires et des procès de nature politique ont eu lieu en Algérie, au Bahreïn, au Liban, en Libye, en Syrie, en Tunisie, au Sahara occidental, au Yémen, en Arabie saoudite, à Oman et en Égypte. Les autorités israéliennes ont également menacé, brimé et détenu arbitrairement des défenseurs des droits humains dans les territoires palestiniens occupés.

Malgré quelques légers signes de progrès, la liberté d’expression et d‘association est quasi inexistante dans la plupart des pays de cette région. Il y a eu quelques petites améliorations en Arabie saoudite, mais dans l’ensemble, les défenseurs des droits humains vivent dans un climat d’oppression, comme c’est le cas à Oman et en Lybie. Dans les Émirats arabes unis, on enregistre quelques reculs. Le Bahreïn a introduit une nouvelle loi répressive, dont la formulation imprécise (« protéger la sécurité de l’État face aux actes terroristes ») ouvre la porte à son exploitation à l’encontre des défenseurs des droits humains. Les Emirats Arabes Unis (E.A.U.) ont autorisé l’enregistrement d’une association des droits humains des E.A.U., mais ont rejeté les demandes d’enregistrement d’autres groupements; les défenseurs des droits humains y sont parfois victimes de détention arbitraire, de poursuites judiciaires et d’autres actes d’intimidation.

En Irak, l’escalade du conflit et l’insécurité qui en résulte rendent la situation très dangereuse pour les défenseurs des droits humains qui sont souvent accusés d’agir pour le compte de puissances étrangères ou de contribuer à l’instabilité du pays. Les meurtres et les rapts font partie des risques quotidiens.

L’enregistrement des ONG, surtout des mouvements féministes, est sévèrement restreint en Iran; les défenseurs des droits humains qui critiquent le gouvernement risquent à tout moment de se faire arrêter. De vagues accusations telles que « agissements contre la sécurité nationale » sont utilisées à l’encontre des défenseurs des droits humains, qui risquent la torture et de mauvais traitements en prison. La police a violemment dispersé une manifestation organisée par des mouvements féministes et estudiantins pour protester contre une législation discriminatoire envers les femmes; plusieurs personnes ont été arrêtées et détenues durant plusieurs jours à la prison d’Evin avant d’être relaxées. Plusieurs procès sont en attente.

Un cadre répressif d’état d’urgence persiste dans plusieurs pays comme l’Algérie, l’Égypte et la Syrie. En Algérie, malgré la grâce accordée aux journalistes condamnés pour insulte au Président ou aux institutions publiques, il y a peu d’avancées réelles. Cette grâce ne concernait que des défenseurs des droits humains déjà condamnés et n’interdit pas le lancement de nouvelles poursuites en vertu de cette même législation. Les défenseurs des droits humains qui font campagne pour que l’on mette un terme à l’impunité ou pour que des enquêtes soient diligentées au sujet des violations de droits humains commises par le passé (des « disparitions » notamment) restent l’objet de brimades.

Les autorités marocaines continuent de réprimer sévèrement les défenseurs des droits humains du Sahara occidental; nombre d’entre eux ont été emprisonnés. En Tunisie, les défenseurs des droits humains n’ont droit qu’à un champ d’activité très restreint. Ils sont constamment sous surveillance et beaucoup d’entre eux ont été arrêtés et emprisonnés. Des organisations de droits humains n’ont pas pu tenir de réunions et certains défenseurs ont été victimes d’attaques de la part de policiers sans qu’aucune sanction n’ait été prononcée à l’encontre de ces derniers. La Libye ne laisse pas le moindre espace de liberté aux défenseurs des droits humains; la création d’ONG y est toujours interdite. Les défenseurs des droits humains qui osent s’affilier à des organisations internationales encourent une peine de prison, voire de mort.

En Égypte, le gouvernement a redoublé d’efforts pour contrôler la société civile et a pris des mesures pour réduire le champ d’activité des ONG nationales et internationales.

Suite à la « guerre contre le terrorisme », la Jordanie a introduit une nouvelle législation répressive dont la formulation est si vague qu’elle pourrait malheureusement se retourner contre les défenseurs des droits humains. Au Liban, les défenseurs des droits humains qui ont demandé l’ouverture d’une enquête sur les violations des droits humains perpétrées par des membres des forces armées ont été harcelés, tandis que des groupes militant pour le dialogue entre Palestiniens et Libanais ont reçu des menaces de mort de groupes d’opposition armés. En Syrie, l’état d’urgence décrété en 2006 persiste et se caractérise par une vague d’arrestations de journalistes et d’intellectuels défenseurs des droits humains. En Israël et dans les territoires palestiniens occupés, les défenseurs des droits humains doivent faire face à de graves entraves à leur liberté de mouvement. Si l’on y ajoute les difficultés concernant l’enregistrement et les permis de travail, on comprend qu’il soit bien difficile pour eux de mener une action. Plusieurs défenseurs des droits humains vivant dans les territoires occupés font l’objet d’ordonnances d’incarcération administrative qui peuvent être renouvelées indéfiniment. Cette pratique est largement reconnue comme arbitraire et contraire à la législation internationale des droits de l’homme.