Biélorussie

En Biélorussie, les défenseurs des droits humains sont victimes de harcèlement, de restrictions dans leur liberté d’expression, d’association et de réunion, de harcèlement judiciaire, de détentions arbitraires, de mauvais traitements, de torture, d’agressions violentes, de disparitions forcées et d’assassinats. D’après plusieurs sources, le Belarusian Helsinki Committee (BHC) est la seule association de droits humains enregistrée au Belarus et elle a été harcelée à plusieurs reprises. Les journalistes indépendants et les observateurs internationaux des élections ont été persécutés par les autorités dans l’accomplissement de leur mission légitime. Dans son rapport sur la situation des défenseurs des droits humains, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies parle des restrictions sur le droit à la liberté d’expression et de leurs répercussions pour les défenseurs des droits humains ; d’après ses sources, le gouvernement utilise largement une législation controversée pour empêcher les ONG, les partis politiques, les syndicats, les journalistes et les particuliers d’exprimer leurs opinions pacifiquement (E/CN.4/2006/95/Add.5 page 42). Les militants LGBTI sont en proie à la discrimination, ils ont été arbitrairement détenus et interrogés pour avoir organisé des événements portant sur les droits des LGBTI et empêchés d’assister à des conférences et des événements internationaux. La liberté de réunion est fortement restreinte et plusieurs manifestations pacifiques ont été violemment dispersées au cours des dernières années. Le bureau du PNUD au Bélarus a largement diffusé la Déclaration des Nations unies relative aux défenseurs des droits de l’homme.