Égypte
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En Égypte, les défenseurs des droits humains sont victimes d’actes de harcèlement, de restrictions sur leurs libertés d’expression, de réunion et d’association, de restrictions sur leur liberté de mouvement, de législations répressives, de stigmatisation, de mauvais traitements, de torture et d’agressions violentes. De plus en plus, des journalistes et des blogueurs qui ont commenté la situation des droits humains en Égypte font l’objet de menaces, de harcèlement judiciaire, de passages à tabac et de détentions arbitraires. La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies écrit dans son rapport sur la situation des défenseurs des droits humains que les organisations non gouvernementales présentes en Égypte s’emploient à défendre plusieurs types de droits humains dont la liberté d’expression et d’opinion, la liberté des cultes, les droits des femmes et des minorités, le droit à un logement adéquat, le droit à l’intégrité physique, le droit à la santé, le droit à un procès équitable et à une égale protection devant la loi, le droit à l’éducation, le droit d’élire ses représentants, les droits des réfugiés et les droits de l’enfant. La situation des défenseurs égyptiens des droits humains est conditionnée par l’État d’urgence permanent décrété en 1981. Des ONG ont éprouvé des difficultés à se faire enregistrer à cause de la loi 84 de 2002, une loi répressive entrée en vigueur en juin 2003, qui permet de prendre des sanctions pénales à l’encontre des collaborateurs des ONG qui ne se conforment pas strictement au processus d’enregistrement. Des manifestations pacifiques en faveur des droits humains ont été violemment dispersées par les forces de police. On peut craindre que la loi d’urgence sur la lutte contre le terrorisme ne soit invoquée pour réduire le champ d’action des défenseurs pacifiques des droits humains.
