Territoires palestiniens occupés (TPO)

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Liban: menaces contre la Fondation Palestinienne pour les Droits Humains «Monitor»

Front Line est profondément inquiète suite aux menaces proférées contre les membres de la Fondation Palestinienne pour les Droits Humains «Monitor», une organisation pour les droits humains basée au Liban.  Read More

Dans les TPO, les défenseurs des droits humains sont victimes d’actes de harcèlement, de restrictions à l’égard de leur liberté de mouvement, de stigmatisation, d’enlèvements, de longues périodes de détention arbitraire – généralement au titre d’ordres de détention administrative – de perquisitions illégales de leur bureau et de leur domicile et d’assassinats. Le rapport consacré par Front Line à la situation en Palestine constate que la plupart des violations se font avec l’assentiment de l’État ou à défaut de bénédiction des plus hautes instances des pouvoirs politiques et militaires, que les milieux judiciaires et militaires ferment les yeux dès qu’il s’agit des TPO, créant ainsi un climat général d’impunité. Dans certains cas, des colons israéliens se sont également rendus coupables de violence envers des défenseurs des droits humains. La situation des défenseurs des droits humains dans les TPO est particulièrement complexe car ils mènent leur action dans le contexte de l’occupation militaire israélienne et de la deuxième intifada (insurrection) palestinienne qui a débuté en 2000. La communauté des défenseurs des droits humains dans les TPO se compose notamment de journalistes, d’avocats, de travailleurs médicaux, de travailleurs de terrain, de volontaires internationaux accomplissant une mission d’observateur indépendant ou de droits humains et de défenseurs militant pour les droits économiques, sociaux et culturels. La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies écrit dans son rapport sur la situation des défenseurs des droits humains qu’il est impossible de connaître le nombre exact des défenseurs travaillant dans les TPO car la plupart d’entre eux ne sont affiliés à aucune organisation. Comme de nombreux défenseurs des droits humains doivent franchir les points de contrôle de l’armée israélienne pour travailler, leur liberté de mouvement est souvent restreinte et ils peuvent faire l’objet de harcèlement, leur pièces d’identité sont parfois confisquées et ils peuvent être arrêtés ou détenus, ou encore se voir interdire le passage de la frontière dans un sens ou dans l’autre, ce qui les empêche de travailler. De nombreux défenseurs des TPO ont rencontré des difficultés lorsqu’ils ont voulu se rendre à l’étranger pour y assister à des conférences ou à des événements consacrés à des questions de droits humains ; à l’inverse, des défenseurs internationaux des droits humains qui travaillent dans les TPO se sont vu interdire l’entrée sur le territoire afin de les empêcher d’agir. Plusieurs défenseurs palestiniens des droits humains ont par ailleurs fait l’objet de détentions illégales sous la forme d’ordres de détention administrative : aucune charge ne pèse sur eux et ils n’ont pas droit à un procès équitable conformément aux normes juridiques internationales. Les journalistes sont particulièrement pris pour cible à cause de leurs reportages sur la situation des droits humains et sont enlevés par des groupes armés. En 2005 Front Line et le PCHR (Palestinian Centre for Human Rights) ont publié un rapport intitulé « Front Line Palestine: Killings, Arbitrary Detention, Restrictions on Movement, Threats, Harassment and Other Forms of Intimidation of Human Rights Defenders in the Occupied Palestinian Territory ». Mme Hina Jilani, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies, s’est rendue en mission officielle en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés du 5 au 11 octobre 2005.