Côte d’Ivoire

Le conflit en Côte d’Ivoire a engendré une culture d’impunité tant dans le sud du pays (contrôlé par le gouvernement) que dans le nord du pays (contrôlé depuis 2002 par la coalition armée des Forces nouvelles). Reste à voir si le nouveau gouvernement d’unité se souciera davantage des droits humains que son prédécesseur. La liberté d’expression est fortement restreinte. Des défenseurs des droits humains ont été victimes d’intimidation, de menaces envers eux-mêmes et leurs familles, de violence physique et sexuelle et de disparitions. Les journalistes sont particulièrement pris pour cible. Le groupe pro-gouvernemental des Jeunes Patriotes, des miliciens et des agents des forces de sécurité ont agressé des journalistes et saccagé les locaux de plusieurs organes de presse. La distribution de certains journaux proches de l’opposition a été interdite et la diffusion de certains programmes sur les chaînes de radio locales et internationales bloquée, tant au nord qu’au sud du pays. Après que deux organisations de droits humains aient mis leurs locaux à disposition de réunions de concertation dans le cadre d’une grève des enseignants, ces locaux ont été mis à sac par des membres d’une organisation estudiantine en mai 2007, et leurs ordinateurs, leur matériel et leurs effets personnels emportés. La police n’a rien fait, ni pendant ni après le déroulement des faits.