République du Congo

VUE D'ENSEMBLE

Les défenseurs des droits humains en République du Congo sont victimes d'intimidation, menaces, détentions, arrestations à leur domicile, fausses accusation et acharnement judiciaire. Malgré les défis auxquels ils sont confrontés, les défenseurs des droits humains et les journalistes font constamment la promotion des droits humains à travers des actions qui visent à renforcer l'État de droit, la bonne gouvernance, le combat contre l'impunité, la transparence des ressources naturelles et la participation citoyenne.

La liberté d'association est reconnue par la législation congolaise. Cependant, le gouvernement interdit toujours les rassemblements d'associations; leurs membres et leaders courent le risque d'être interrogés ou arrêtés. La liberté de la presse est limitée et les autorités ripostent contre les médias et journalistes qui critiquent les hauts responsables.

Le gouvernement congolais considère que la corruption et les processus électoraux sont des questions sensibles. De nombreux défenseurs et journalistes qui ont traité ces questions ont été harcelés. Les autorités ont menacé de fermer les organisations qui dénoncent la corruption et qui réclament des élections justes. Les autorités accusent les défenseurs qui traitent de ces sujets de vouloir déstabiliser l'État. Le pouvoir judiciaire est utilisé afin de criminaliser les activités des défenseurs des droits humains; il porte de fausses accusations qui visent à discréditer les défenseurs des droits humains ou leurs organisations afin de les empêcher de jouer un rôle auprès du public.

Les conditions de détention sont particulièrement difficiles pour les défenseurs des droits humains. Selon 'Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture', l'accès à un médecin ou à une aide juridique pour les détenus ne sont pas garantis, ce qui constitue une exception au Code de procédure criminelle.

CASE INDEX

2011/08/4

Le 21 juillet 2011 s'est ouvert à Brazzaville le procès pénal à l'encontre du journaliste et défenseur des droits humains M. Laudes Martial Mbon, accusé de calomnie. Laudes Martial Mbon est le directeur de publication de l'hebdomadaire Tam Tam d'Afrique, un journal...

2009/02/27

Front Line est profondément préoccupée suite au décès de Bruno Ossebi, un journaliste franco-congolais, qui écrivait pour le journal en ligne « Mwinda », et suite au manque de résultats de l’enquête. Bruno Ossebi est décédé des suites de ses blessures après l’...