Colombie

VUE D'ENSEMBLE

En Colombie, les défenseurs des droits humains font l’objet de menaces, d’intimidation, de disparitions forcées, d’agressions physiques, de torture, d’assassinats, de perquisitions illégales à leur domicile et sur leur lieu de travail et de stigmatisation en raison de leur action en faveur des droits humains. Les auteurs de ces violations des droits humains sont souvent des groupes d’opposition armés ou des groupes paramilitaires qui se prétendent soutenus par le gouvernement actuel. Les défenseurs des droits humains sont souvent désignés comme des guérilleros ou des sympathisants de la guérilla ou encore comme des communistes afin de discréditer leur action légitime et pacifique. D’après nos sources, le nombre de menaces reçues par courriel tendrait à s’accroître, de même que le nombre de vols ou de confiscations de disques durs dans les bureaux des associations de droits humains. La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies écrit dans son rapport sur la situation des défenseurs des droits humains que les groupes de défenseurs les plus souvent pris pour cible sont les syndicalistes, les minorités ethniques, les personnes déplacées, les femmes, les mouvements sociaux et paysans, les enseignants, les professeurs d’université, les étudiants le personnel de santé, les représentants de l’Église et les minorités sexuelles. Les journalistes qui relatent les atteintes aux droits humains ont également fait l’objet d’intimidations et d’agressions. Les défenseurs colombiens des droits humains ont un autre motif d’inquiétude : la loi sur la paix et la justice promulguée en décembre 2005, à laquelle ils s’opposent farouchement car elle renforce le climat d’impunité qui existe déjà dans le pays et permet aux auteurs de violations des droits humains de continuer leurs exactions sans entraves. Mme Hina Jilani, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies, s’est rendue en mission officielle dans le pays du 23 au 31 octobre 2001 et elle y est retournée pour une mission de suivi en 2004.

URGENT CASES

2012/05/20

Le 8 mai 2012, des membres de l'organisation Movimiento Nacional de Víctimas de Estado –MOVICE (Mouvement national des victimes de crimes d'État) ont été menacés de mort.

2012/05/18

Le 7 mai 2012, les bureaux de l'organisation Women's Link Worldwide à Bogotá ont essuyé des tirs. Il semble que la défenseuse des droits humains Mónica Roa était directement visée par ces tirs.

2012/05/11

Les dernières nouvelles du leader paysan et syndicaliste M. Hernán Henry Díaz datent du 18 avril 2012.

2012/05/4

Le 30 avril 2012, deux inconnus ont été vus en train de prendre des photos du domicile de M. Vladimir Amaya Garcés, un gardien de sécurité assigné au DDH Abelardo Sánchez Serrano.

CASE INDEX

2012/04/2

Les 27 et 28 mars 2012, les corps du défenseur des droits humains M. Manuel Ruíz et son fils Samir de Jesús Ruíz, membre de la communauté Apartadocito, d'origine africaine, ont été retrouvés dans la région de Riosucio; ils avaient été enlevés le 23 mars.

2012/03/22

Les manifestations visaient à célébrer la Journée Nationale et Internationale des Victimes des Crimes d'État et appelaient à la restitution de terres.

2012/03/19

Front Line Defenders a été informée qu'un appel a été lancé pour le meurtre du défenseur des droits humains et avocat, M. Jose Humberto Torres, et une récompense de 120 000€ a été offerte.

2012/03/9

Les 27 et 28 février 2012, les organisations de défense des droits humains, dont Corporación Colectivo de Abogados José Alvear Restrepo et le Movimiento Nacional de Víctimas de Estado, ont reçu des menaces de mort.

Abelardo Sánchez Serrano
2012/01/22

Le 13 janvier 2012, le défenseur des droits humains M. Abelardo Sánchez Serrano a été menacé par deux inconnus qui circulaient à moto à Barrancabermeja.