Chine

VUE D'ENSEMBLE

Le Printemps Arabe a fourni au gouvernement chinois le motif et l’opportunité de lancer une vague de répression contre les DDH qui travaillent dans de nombreux domaines. L’attention mondiale étant portée ailleurs, et en partie pour répondre aux appels anonymes lancés en ligne pour qu’une « Révolution de Jasmin » se produise en Chine, les autorités ont saisi l’opportunité pour s’en prendre à un grand nombre de DDH qui étaient au premier plan pour défendre les droits humains dans le pays. Près de 200 DDH ont été interrogés, harcelés, menacés, violemment passés à tabac, placés en détention ou ont simplement été disparus de force. Au moins 24 DDH, dont 11 avocats, ont été victimes de disparitions forcées, durant quelques jours dans certains cas, et jusqu’à six mois dans d’autres. Alors que nombre de personnes disparues ont refusé de révéler les détails de leur traitement lorsqu’elles ont été libérées, d’autres, dont Front Line Defenders avait parlé, ont déclaré avoir été battues, privées de sommeil pendant des jours et obligées de rester debout dans la même position pendant des heures. S’il est adopté, un projet inquiétant d’amendements à la Loi sur les Procédures Criminelles, publié en avril 2011, légalisera les disparitions forcées jusqu’à six mois dans des affaires où les suspects sont détenus, entre autres, pour « mise en danger de la sécurité de l’État ». Cette accusation est souvent utilisée contre les DDH; le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2010, Liu Xiaobo, est toujours détenu en vertu de telles accusations, tandis que sa femme est (illégalement) assignée à résidence. L’avocat aveugle Chen Guangcheng est lui aussi assigné à résidence. Chen, sa femme, sa mère et sa fille de six ans, sont retenus prisonniers dans leur propre maison. Chen et sa femme ont été passés à tabac et toutes les tentatives d’autres DDH pour leur rendre visite ont été infructueuses; certains ont même été accueillis avec violence par ceux qui retiennent la famille. En dépit de cela, l’organisation d’une campagne populaire lancée en ligne par des DDH, pour rendre visite à Chen et pour sensibiliser le public sur cette affaire et sur les injustices, est une avancée encourageante. Cette campagne a mis en lumière le rôle de plus en plus important des médias sociaux dans la défense des droits humains en Chine.

URGENT CASES

2012/05/8

Le 2 mai 2012, M. Chen Guangcheng a quitté l'ambassade américaine à Pékin, où il était réfugié depuis six jours. Il s'était évadé le 22 avril 2012 après 19 mois d'une assignation à résidence stricte et illégale, chez lui, dans la province de Shandong.

2012/05/1

Le 27 avril 2012, il est apparu que le défenseur des droits humains et avocat "aux pieds nus" Chen Guangcheng s'est évadé de sa maison, où il avait été brutalement assigné à résidence avec sa famille depuis sa libération de prison en septembre 2010.

2012/04/12

Le 10 avril 2012 peu après 09h00, la défenseuse des droits humains et avocate radiée du barreau Mme Ni Yulan a été condamnée à deux ans et huit mois de prison par le tribunal populaire du district de Xicheng à Pékin.

CASE INDEX

2012/04/8

Le 4 avril 2012, M. Gu Chuan, sa femme Mme Li Xinai, et leurs deux enfants ont été interdits d'embarquer à bord d'un avion à destination des États-Unis, à l'aéroport international de Pékin.

2012/03/19

Le 14 mars 2012, le Congrès National Populaire a adopté une mesure pour amender la loi sur les procédures criminelles (LPC), qui légalise les détentions secrètes de suspects jusqu'à six mois, dans des affaires relatives à la sécurité de l'État, au terrorisme et...

2012/03/4

Le 29 février 2012, la défenseuse des droits humains et écrivaine tibétaine Mme Tsering Woeser a été assignée à résidence et avertie qu'elle ne serait pas autorisée à assister à une cérémonie le 1er mars à Pékin, lors de laquelle elle devait recevoir un prix...

2012/02/15

Le 10 février 2012, le Tribunal Populaire de la ville de Hangzhou a condamné le défenseur des droits humains M. Zhu Yufu à sept ans de prison et à trois années supplémentaires de privation de ses droits politiques, pour "incitation à la subversion du pouvoir de...

Li Tie
2012/01/23

Le 18 janvier 2012, le défenseur des droits humains et écrivain M. Li Tie, a été condamné à 10 ans de prison pour incitation à la subversion du pouvoir de l'Etat; cette accusation est basée sur des articles publiés sur internet, dans lesquels il critiquait le...