Posted 2011/11/9
Bangladesh: Harcèlement et intimidation de la défenseuse des droits humains Mme Shampa Goswami

Le 23 octobre 2011, dans le district de Satkhira situé dans le sud-ouest du Bangladesh, la défenseuse des droits humains Mme Shampa Goswami a été harcelée par un groupe d’hommes qui serait lié à des personnes accusées d’avoir violé une femme âgée.
Informations Complémentaires
Shampa Goswami a assisté cette femme en mai 2011, en lui rendant visite à l’hôpital et en la soutenant moralement. Shampa Goswami est institutrice et travaille avec Odhikar depuis début 2011 sur un projet contre les violences faites aux femmes. Odhikar est une organisation qui sensibilise le public sur les droits humains et sur les violations des droits humains au Bangladesh, à travers des programmes de suivi et de formations.
En mai 2011, Shampa Goswami a aussi donné des conseils juridiques à la femme âgée victime d’un viol collectif, pour qu’elle porte plainte contre les hommes. Plusieurs jours plus tard, Shampa Goswami a été informée de l’arrestation de quatre hommes liés à ce viol. M. Shushanta Kaur, un homme qui vit près de chez elle et qui serait proche des quatre hommes, a contacté la défenseuse pour lui demander d’intervenir en faveur des hommes car elle travaille dans le domaine des droits de l’homme. Shampa Goswami lui a répondu qu’elle ne pouvait rien faire et a ignoré ses appels.
Le 23 octobre 2011, alors que Shampa Goswami attendait un collègue d’Odhikar devant la boulangerie Shuchona à Laboni Mor, dans la ville de Satkhira, quatre hommes se sont approchés d’elle et ont fait des remarques à caractère sexuel. Elle a alors quitté le magasin pour éviter d’autres remarques mais un groupe de dix hommes, dont Shushanta Kaur faisait partie, l’a encerclé et les hommes lui ont demandé de les suivre. Les hommes lui ont pris son téléphone portable alors qu’elle tentait d’appeler la police. L’un d’eux l’a prise à part et l’a conduite sur un toit. L’homme a pris une photo de la défenseuse, l’a harcelée verbalement et intimidée. Il lui a aussi demandé de l’argent.
Peu après, un inconnu est arrivé sur le toit et a réprimandé les hommes pour avoir harcelé Shampa Goswami. L’homme qui s’est ensuite présenté comme journaliste, a aidé Shampa Goswami à quitter le toit.
Le 25 octobre 2011, Shampa Goswami s’est rendue au poste de police de Satkhira afin de déposer une plainte (First Instance Report –FIR) contre les hommes. Selon le FIR 72, les hommes sont accusés de réunion illégale, détention abusive, vol et intimidation criminelle, au nom des sections 143, 342, 379, 506 du Code Pénal. Le 26 octobre, la police a arrêté un homme nommé Samir Dey. Le 29 octobre, Shampa Goswami a reçu un appel téléphonique au cours duquel elle a été avertie qu’elle subirait les conséquences désastreuses pour avoir fait arrêter Samir Dey.
Front Line est préoccupée pour l’intégrité physique et psychologique de Shampa Goswami et pense qu’elle est harcelée et intimidée uniquement à cause de son travail légitime en faveur des droits humains, notamment le soutien qu’elle apporte aux femmes victimes de violence.
Action Update Needed. Before taking further action on this case please contact info@frontlinedefenders.org for further information












