République Centrafricaine (RCA)
VUE D'ENSEMBLE
La République Centrafricaine reste tiraillée par les tentatives de coups d'état militaires, des mutineries de l'armée et des rebellions. Les confrontations armées affectent toujours le pays et la sécurité est une préoccupation majeure pour les défenseur-ses des droits humains. Les défenseur-ses des droits humains et les journalistes qui dénoncent les violations des droits humains commises par des soldats gouvernementaux, y compris les pillages de propriétés, torture, viols et meurtres, font régulièrement l’objet d’arrestations arbitraires, de procédures judiciaires, de menaces de mort, d’actes de harcèlement et d’intimidation serieux, ainsi que de calomnie. Les ONG locales et les journalistes qui se consacrent à dénoncer la corruption au sein du gouvernement, à combattre l'impunité pour les coupables de crimes et à rechercher justice pour les victimes des atrocités commises lors des conflits armés, sont particulièrement ciblés par les autorités.
Les campagnes de diffamation cherchant à discréditer les défenseur-ses des droits humains sont orchestrées au plus haut niveau. Lors d'un discours prononcé en 2006, M. François Bozizé, Président de la République, aurait laissé entendre que les défenseur-ses des droits humains et les membres des ONG « protégeaient des criminels ».
La liberté d’expression et celle d’association sont très restreintes en RCA. Le Comité pour les Droits Humains a salué le Décret de 2005 sur la Liberté de la Presse et de Communication, qui dépénalise les infractions de la presse. Toutefois, la plupart des journalistes sont toujours soumis à des pressions, actes d'intimidations, emprisonnements et mauvais traitements de la part des autorités. Il est obligatoire d'obtenir une autorisation pour organiser des réunions publiques et des manifestations; ce qui, dans de nombreux cas, a été refusé par le gouvernement pour des « raisons de sécurité ».












