Une menace ou un incident de sécurité peut inquiéter un groupe de défenseurs, mais il est souvent difficile que ce sentiment d’inquiétude persiste jusqu’à ce que la menace soit passée. En raison de la pression extérieure constante sur les défenseurs et leurs activités, tirer les sonnettes d’alarme d’une organisation trop souvent pourrait amener les membres à perdre l’intérêt et, par conséquent, à abaisser leur garde. Donner l’alerte au sein d’un groupe ne devrait se produire qu’en cas de preuves fiables et devrait être directement lié à un événement anticipé précis. Elle doit être prévue de façon à motiver le groupe à agir, et à exiger la mise en œuvre d’un ensemble concret de mesures. Afin d’être la plus efficace possible, l’alerte ne devrait susciter qu’une motivation relative. Si la motivation est trop faible, elle ne pousse pas les personnes à agir, en revanche lorsqu’elle est trop intense, elle provoque une surcharge d’émotions. Si la menace est susceptible de se prolonger dans le temps, il est essentiel de procéder à un debriefing et à des activités de suivi une fois l’alerte initiale donnée, afin de corriger les fausses informations, de modifier les recommandations peu judicieuses, et également de renforcer la confiance des membres dans les efforts communs du groupe. En conclusion, si la menace n’est pas mise à exécution, une explication devrait être fournie et le groupe devrait être informé que la menace est moindre ou qu’elle a cessé.
Vous pouvez envisager de clore le dossier lorsque vous estimez que l’agresseur potentiel ne constitue plus une menace. Idéalement, pour être sûr de pouvoir clore un cas de menace en connaissance de cause, vous devriez être en mesure de justifier la décision au préalable. Il faudrait également s’interroger sur les circonstances changeantes qui pourraient pousser l’auteur des menaces à passer à un acte violent.