Bahreïn
VUE D'ENSEMBLE
À Bahreïn, l’action des défenseurs des droits humains fait l’objet de restrictions de plus en plus sévères. Les autorités ciblent des associations indépendantes de droits humains et à limiter leurs actions en faveur des droits humains. Des défenseurs sont victimes de détentions arbitraires, de torture et de mauvais traitements, de poursuites judiciaires montées de toutes pièces, de menaces et de harcèlement. En dépit des dispositions prévues par la législation bahreïnie en matière de droits essentiels et de l’adhésion de ce pays à plusieurs conventions internationales des droits de l’Homme, force est de constater que ces droits sont fortement restreints dans la pratique.
La loi 21/1989, qui réglemente l’établissement et le fonctionnement des organisations de la société civile, restreint la liberté d’association et est perçue par la plupart des défenseurs des droits humains comme l’un des principaux obstacles au travail des ONG.
L’enregistrement des ONG est aussi utilisé comme moyen pour entraver le travail des défenseurs. Les autorités retardent sans raison les délais d’enregistrement; cela peut prendre plusieurs années ou conduire à une refus sans raison valable. Il y a plusieurs exemples d’organisations qui, à ce jour, ne sont toujours pas enregistrées, bien qu’elles en aient fait la demande il y a près de cinq ans. Les membres d’organisations et de comités non enregistrés sont souvent victimes de harcèlement et leurs actions sont stoppées au motif que l’organisation n’est pas enregistrée. Toutefois, depuis deux ans, le gouvernement prend de plus en plus souvent pour cible les groupes de défense des droits humains enregistrés.
La liberté d’expression est extrêmement limitée. La plupart des organes de presse sont directement ou indirectement contrôlés par le gouvernement, et ceux-ci attaquent et critiquent souvent les organisations de défense des droits humains et leurs membres. En 2008, il y a eu une campagne de diffamation dans de nombreux médias contre les défenseurs des droits humains qui ont assisté à une conférence aux Etats-Unis.
La loi interdit tout rassemblement public non autorisé de plus de cinq personnes. Tout rassemblement public doit être notifié au Ministère de l’Intérieur 24 heures à l’avance. D’après nos sources, les forces de sécurité ont fait abusivement usage de la force pour disperser des manifestations. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, une nouvelle loi contribue à rogner un peu plus encore les libertés fondamentales.
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