Asie-Pacifique

Actions urgentes

Malaisie: procédure ajournée et pas de traitement médical en détention pour l'avocat des droits humains P. Uthayakumar

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de retards dans les procédures dans l’affaire du défenseur des droits humains et avocat M. P. Uthayakumar. Il est toujours privé de ses médicaments prescrits pour lutter contre le diabète et il souffre de plusieurs maladies liées à ce diabète. M. P. Uthayakumar est un avocat pour les droits humains qui défend les droits des minorités ethniques indiennes, et il est conseiller juridique pour Hindu Rights Action Force (HINDRAF). Il a été arrêté le 13 décembre 2007 pour avoir organisé une manifestation pacifique.  Read More

Inde: tentative d’assassinat du défenseur des droits humains et avocat Parvez Imroz

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de la tentative d’assassinat du défenseur des droits humains et avocat Parvez Imroz, à son domicile le 30 juin 2008. L’avocat Parvez Imroz est co-organisateur du Tribunal International du Peuple sur les Droits humains et la Justice dans le Cachemire sous administration indienne, et le co-fondateur de Jammu and Kashmir Coalition of Civil Society.  Read More

Malaisie: le défenseur des droits humains P. Uthayakumar se voit refuser un traitement médical lors de sa détention

Front Line est profondément préoccupée suite au refus d’un traitement médical pour le défenseur des droits humains M. P. Uthayakumar, qui est privé de ses médicaments pour le diabète. Il souffre de maladies liées à ce diabète. M. P. Uthayakumar est un avocat des droits humains qui défend les droits des minorités ethniques indiennes, et il est conseiller juridique pour Hindu Rights Action Force (HINDRAF). Il a été arrêté le 13 décembre 2007 pour avoir organisé une manifestation pacifique.  Read More

Inde: intimidation et harcèlement des organisateurs du Tribunal International du Peuple sur les Droits humains et la Justice

Front Line est profondément préoccupée après que les défenseurs des droits humains Dr Angana Chatterji et l’avocate Parvez Imroz, qui ont organisé le Tribunal du Peuple sur les Droits humains et la Justice, aient été victimes d’actes d’intimidations et de harcèlement. Le Tribunal International du Peuple sur les Droits humains et la Justice dans le Cachemire sous administration indienne a débuté le 5 avril 2008 et a été formé par la Commission Publique sur les Droits Humains dans le but d’enquêter sur les accusations de violence institutionnalisée et de violations des droits humains dans le Cachemire sous administration indienne.  Read More

Birmanie: arrestation du défenseur des droits humains Zaw Thet Htwe pour avoir participé à l’aide humanitaire

Front Line est profondément inquiète suite à l’arrestation du défenseur des droits humains Zaw Thet Htwe le 13 juin 2008. Zaw Thet Htwe est un journaliste qui a critiqué la corruption et a tenté de participer à l’aide humanitaire après le désastre du cyclone Nargis en Birmanie.  Read More

Chine: torture de la défenseuse des droits humains Liu Jie dans un camp de rééducation par le travail

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce de la torture de la défenseuse des droits humains Liu Jie, alors qu’elle était dans un centre de rééducation par le travail. Liu Jie est une défenseuse des droits humains dans les communautés rurales, et milite pour des réformes du système politique et légal en Chine.  Read More

Philippines: menaces de mort proférées contre le défenseur des droits humains Kelly Muñez Delgado

Front Line est profondément inquiète suite aux menaces de mort proférées contre Kelly Muñez Delgado, qui serait sous surveillance constante. Kelly Muñez Delgado est le secrétaire général de KARAPATAN Alliance for the Advancement of People's Rights in the Southern Mindanao Region of the Philippines (Alliance pour les progrès des droits des peuples dans le sud de la région de Mindanao aux Philippines). Son travail de défenseur des droits humains consiste à répondre rapidement aux violations des droits humains, en particulier les violations perpétrées par les Forces Armées des Philippines contre les populations indigènes et les paysans.  Read More

Inde: plaintes déposées contre des défenseurs des droits humains en lien avec les Tribunaux du Peuple sur la Torture

Front Line est profondément préoccupée suite aux plaintes déposées contre les défenseurs des droits humains Henri Tiphagne, directeur national du Projet national pour la prévention de la torture en Inde (NPPTI), directeur exécutif de People’s Watch et membre du National Core Group of NGOs of the National Human Rights Commission of India; M. S.Martin, avocat et responsable juridique régional du People’s Watch à Trichirapalli; M. G. Ganesan, chargé de surveiller le respect des droits humains pour People’s Watch dans l’Etat du Tamil Nadu; Mr Prabakar, chargé de surveiller le respect des droits humains pour le NPPTI dans le district de Madurai, dans l’Etat de Tamil Nadu; et M. Kirity Roy, président de Banglar Manabadhikar Suraksha Mancha (MASUM) et directeur du NPPTI pour le Bengale-Occidental.  Read More

Chine: arrestation et détention de la défenseuse des droits humains Ren Shangyan

Front Line est profondément inquiète suite à l’arrestation et à la détention de la défenseuse des droits humains Ren Shangyan, le 16 mai 2008. Ren Shangyan est assistante de direction au 'China Justice Advocacy Web' (Zhonghua Shenzheng Wang), un site Internet créé en 2005 et qui a pour but de surveiller la corruption en Chine.  Read More

Tout au long de 2006, des défenseurs des droits humains ont été victimes d’attaques de la part d’acteurs à la fois étatiques et non étatiques dans la plupart des pays de cette région. On recense des exécutions extrajudiciaires et des « disparitions » en Afghanistan, au Népal, aux Philippines, au Sri Lanka et en Thaïlande. Des arrestations, des détentions et du harcèlement judiciaire sont signalés au Bangladesh, en Birmanie, au Cambodge, en Chine, en Inde, en Malaisie, au Népal, aux Philippines, en République de Corée, au Sri Lanka et au Viêtnam. Dans certains pays comme le Laos, la Birmanie et la Corée du Nord, la répression envers les défenseurs des droits humains est telle qu’il est virtuellement impossible pour eux de faire quoi que ce soit. Dans toute la région, les gouvernements s’acharnent à restreindre la liberté d’expression et d’association. Des abus qui s’opèrent en toute impunité ou presque... Les environnementalistes, les syndicalistes et les internautes militants figurent parmi les groupes à risque dans de nombreux pays. En savoir plus

Au Bangladesh, des centaines de membres d’une ONG militant pour les droits des femmes et la réforme électorale ont été arrêtés pour avoir essayé d’organiser un sit-in près du bureau du Premier ministre. Au Cambodge, où les manifestations sont interdites depuis 2003, une nouvelle loi va restreindre officiellement le droit à la liberté de réunion. Les défenseurs des minorités religieuses sont particulièrement exposés aux risques.

En Chine, organiser une quelconque forme d’activité en faveur des droits humains reste extrêmement difficile. À l’occasion du 17ème anniversaire des événements de la Place Tiananmen, ceux qui s’y trouvaient à l’époque ou leurs proches ont été placés sous étroite surveillance, tandis que les dirigeants communautaires qui protestaient contre la corruption officielle ont été arrêtés. En Chine, de nombreux défenseurs des droits humains, parmi lesquels des journalistes et des avocats, restent soumis à la rééducation par le travail, voire à des peines de prison. Ceux qui défendent les communautés expulsées de force pour faire place au renouveau urbain subissent des sanctions particulièrement sévères tout comme les avocats qui les défendent. Les militants qui interpellent l’État à propos de sa politique en matière de sida sont la cible d’attaques répétées.

En Malaisie, les manifestations contre la hausse des prix ont été violemment dispersées et leurs instigateurs arrêtés. Au Népal, malgré la fin de l’état d’urgence, la police continue de disperser avec une violence excessive des manifestations, au cours desquelles six personnes ont été tuées et des milliers d'autres blessées.

Au Pakistan, les familles des personnes disparues en 2001 après avoir été arrêtées par les militaires ont été à leur tour arrêtées lorsqu’elles ont organisé une manifestation pacifique en face du siège des autorités militaires. Aux Philippines, le gouvernement a ostensiblement instauré l’état d’urgence à la fois pour prévenir des actes de violence de la part des groupuscules d’extrême-gauche et d’extrême-droite, mais aussi pour prévenir des manifestations pacifiques telles que celles prévues en marge de la réunion ASEAN. Le nombre d’exécutions extrajudiciaires de défenseurs des droits humains, de journalistes et d’opposants politiques a dramatiquement augmenté, surtout dans les zones à forte présence militaire.

En Indonésie, le droit à la liberté d’expression reste très limité: en Papouasie occidentale, des défenseurs des droits humains sont détenus arbitrairement pour avoir critiqué le gouvernement et sont en proie aux tortures et aux mauvais traitements. À Aceh, des observateurs des droits humains ont été, pour la première fois, déployés et la situation générale s’est améliorée. Dans tout le pays, les forces de police recourent de manière excessive à la force pour disperser les manifestations; elles ciblent les militants religieux et pacifiques pro-indépendants. A noter aussi une nouvelle tendance qui consiste à poursuivre en diffamation les défenseurs des droits humains qui osent critiquer le gouvernement.

En Thaïlande, la loi martiale est en vigueur depuis le coup d’état militaire, interdisant toute forme de manifestation publique.

Au Cambodge, un nouveau projet de loi sur l’enregistrement des ONG devrait sérieusement entraver l’action des défenseurs des droits humains, en imposant des contrôles stricts sur l’enregistrement et en imposant des amendes et des peines pouvant aller jusqu’à un an de prison pour les ONG qui continuent de fonctionner alors qu’elles ont été dissoutes. Les défenseurs des droits humains qui se battent pour le droit à la terre ou l’accès aux ressources naturelles sont particulièrement visés.

En Inde, les ONG vont être soumises à une nouvelle législation qui limitera leur possibilité d’accepter des financements étrangers et permettra en substance au gouvernement de décider qui reçoit ces fonds et à quoi ils doivent servir. Au Sri Lanka, le gouvernement dispose d’une nouvelle loi anti-terroriste qui autorise les pouvoirs publics à criminaliser les activités de toute ONG. Les coopérants étrangers et les défenseurs locaux des droits humains ont été victimes d’exactions de la part des deux parties belligérantes.

En Afghanistan, les défenseurs des droits humains qui travaillent dans les zones de conflit risquent leur vie; les diverses parties belligérantes ont d’ailleurs assassiné plusieurs d’entre eux.

En Birmanie, les activités des ONG internationales sont régies par des lignes directrices plus restrictives, imposées par un gouvernement qui insiste notamment pour approuver leurs programmes, contrôler leurs finances et être avisé de tous les déplacements.

Malgré tout, le combat pour les droits humains se poursuit dans toute la région et les défenseurs des droits humains continuent de militer pour les droits économiques, sociaux et culturels, surtout en Chine, en Inde et aux Philippines. La première réunion mondiale des défenseuses des droits humains a eu lieu au Sri Lanka en décembre 2005 et a marqué les esprits. Dans presque tous les pays, les défenseuses des droits humains sont en première ligne du combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes et ce, en dépit des menaces spécifiques et supplémentaires dont elles font l’objet.