Argentine

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Argentine: cambriolage dans les bureaux du MEDH (Mouvement Oecuménique pour les Droits humains)

Front Line est profondément préoccupée suite à l’annonce du vol qui a eu lieu dans les bureaux du Movimiento Ecuménico por los Derechos Humanos (MEDH). Le MEDH est composé d’un groupe d’églises et se consacre à la défense des droits humains depuis sa création en 1976.  Read More

Argentine: effraction et cambriolage au domicile de la défenseuse des droits humains Viviana Beigel

Front Line est profondément inquiète suite à l’annonce du cambriolage du domicile de la défenseuse des droits humains Viviana Beigel, le 11 avril 2008. Viviana Beigel est avocate pour les droits humains et travaille pour le Movimiento Ecuménico por los Derechos Humanos - MEDH (Mouvement Oecuménique pour les Droits humains) dans la région de Mendoza en Argentine. Elle défend des victimes dont les droits ont été violés pendant la dictature.  Read More

En Argentine, les défenseurs des droits humains font l’objet de menaces de mort, de surveillance, d’actes d’intimidation, de raids contre leur bureau et leur domicile, d’enlèvements, d’agressions violentes, de disparitions forcées, de harcèlement judiciaire, de mauvais traitements, de torture et d’assassinats. On pense que les personnes ayant critiqué l’ancienne dictature militaire et les témoins principaux des procès en cours contre d’anciens symboles de l’autorité ont été prises pour cible par les partisans de l’ancien régime. La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies écrit dans son rapport sur la situation des défenseurs des droits humains que sous la dictature militaire qui a dirigé le pays jusque 1983, les ONG argentines sont devenues des spécialistes de la lutte contre la répression politique et de la défense des droits civils et politiques. (E/CN.4/2006/95/Add.5 pages 20-21). Elle évoque également l’émergence, au sein de la société civile, d’un mouvement de défense des droits socio-économiques en réaction à la crise économique de ces dernières années. Les défenseurs des droits humains qui ont été détenus ou sont proches des détenus ou des « desaparecidos » à l’époque de la junte militaire et qui, au travers de campagnes pour la justice, se sont élevés contre les mauvais traitements et la torture infligés par la dictature, ont été intimidés, menacés et, dans certains cas, enlevés de force. Des juges, des représentants légaux, des témoins clés et des défenseurs des droits humains qui ont monté des dossiers autour des violations des droits humains commises sous la dictature ou qui ont participé aux procès de personnes accusées de crimes contre l’humanité, ont été persécutés. M. Leandro Despuoy, Rapporteur spécial des Nations unies concernant l’indépendance des juges et des avocats, a reçu des menaces. Les défenseurs des droits des LGBTI continuent de se heurter à la discrimination et au harcèlement malgré que le Cour suprême, dans un arrêt du 21 novembre 2006, ait accordé un statut légal à l’Asociación de Lucha por la Identidad Travesti y Transexual (Association de lutte pour l’identité des travestis et des transsexuels - ALITT), allant ainsi à l’encontre des arrêts précédents de l’Inspection générale de la justice et d’un tribunal de rang inférieur. Les leaders indigènes qui défendent le droit de leur peuple à l’autodétermination et à leurs terres ancestrales ont également été pris pour cible par les pouvoirs publics.