Algérie
VUE D'ENSEMBLE
Les dix années de conflit en Algérie et les violations des droits humains commises au cours de cette période constituent la toile de fond des activités menées par les défenseurs des droits humains dans ce pays. Des avocats, des journalistes et des personnes – notamment des proches des disparus – qui réclamaient la fin de l’impunité pour ceux qui ont été mêlés aux « disparitions » d’après 1992, ont été pris pour cible. Plusieurs associations de droits humains se sont vu refuser leur enregistrement officiel. Très controversée, la Charte pour la paix et la réconciliation nationale amnistie tous ceux qui ont porté atteinte aux droits humains durant le conflit. Des personnes ayant critiqué la Charte et d’autres défenseurs des droits humains ont fait l’objet de harcèlement et d’agressions de la part des forces de sécurité, de menaces, de détentions arbitraires et de poursuites judiciaires. Des manifestations ont été violemment dispersées. La liberté de réunion est restreinte ; des manifestations publiques contre l’impunité n’ont pas été autorisées. La liberté d’expression est également restreinte, vu la fermeture d’entreprises de presse et les procès pour diffamation et autres procédures judiciaires intentées aux journalistes qui ont dénoncé publiquement des représentants de l’État et des forces de sécurité.
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