Afrique

Actions urgentes

Zimbabwe: assassinat du défenseur des droits humains Elliot Machipisa

Front Line est profondément préoccupée suite à l’assassinat du défenseur des droits humains Elliot Machipisa. Elliot Machipisa est un militant pro-démocratie et un observateur au sein du Zimbabwe Elections Support Network, ZESN (Réseau de soutien aux élections au Zimbabwe), un groupe non-partisan et indépendant de 38 organisations qui se sont rassemblées dans le but de promouvoir les processus démocratiques au Zimbabwe.  Read More

Ouganda: accusations portées contre trois défenseurs des droits LGBT, Pepe Julian Onziema, Valentine Kalende et Usaam Mukwaaya

Front Line est profondément inquiète suite aux accusations de violation de propriété portées contre Pepe Julian Onziema, Valentine Kalende et Usaam Mukwaaya. Ils sont tous les trois défenseurs des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) à Kampala, en Ouganda. Pepe Julian Onziema, Valentine Kalende et Usaam Mukwaaya travaillent pour Sexual Minorities in Uganda (SMUG), une organisation qui se consacre à la défense des droits des LGBT. Les accusations ont été portées suite à leur arrestation le 4 juin 2008, après une manifestation pacifique lors de la rencontre « HIV/AIDS Implementers' Meeting », un événement annuel décrit comme une opportunité pour ceux qui mettent en pratique les programmes de lutte conte le sida. Cet événement est co-sponsorisé par le President's Emergency Plan For AIDS Relief (PEPFAR), UNAIDS, la Banque Mondiale, le Global Fund, l’UNICEF, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le réseau mondial pour les personnes vivant avec le sida (GNP+).  Read More

Les défenseurs des droits humains dans la région continuent à être harcelés, attaqués et détenus illégalement pour avoir dénoncé les violations des droits humains ou avoir critiqué leur gouvernement. Dans certains pays, des défenseurs des droits humains ont été torturés ou tués. L'Assemblée de l'Union africaine poursuit ses efforts pour gérer les problèmes de droits humains dans la région, mais son incapacité à agir fermement à la crise des droits humains au Zimbabwe illustre la nécessité pour l'Union africaine d'appliquer ses principes des droits humains de façon uniforme. En savoir plus

En Afrique de l'Ouest, les défenseurs des droits humains sont victimes d'attaques à leur encontre soit en raison de l'existence de conflits, soit à cause des tensions politiques liées aux élections.

Les défenseurs des droits humains qui travaillent pour les droits des femmes et des LGBTI continuent à être victimes de harcèlement. Etant donné leur travail dans le domaine du HIV/Sida, ceci à un impact négatif sur l'action menée pour lutter contre cette maladie. Au Nigéria, une proposition de loi interdit les relations ainsi que le mariage entre des personnes du même sexe et interdit l'enregistrement de toute ONG travaillant sur ce sujet, au risque d'être condamné à de longues peines de prison. Le Directeur exécutif de la Commission nationale des droits humains du Nigéria a été démis de ses fonctions pour avoir critiqué le gouvernement et avoir dénoncé une série d'attaques contre des journalistes.

En Guinée équatoriale, il reste impossible d'opérer en tant que défenseurs des droits humains, étant donné l'hostilité totale du gouvernement. Au Congo-Brazzaville, des défenseurs des droits humains ont été condamnés à un an de prison pour avoir fait campagne en faveur d'une plus grande transparence dans l'argent versé aux compagnies pétrolières.

Un développement positif est l'activisme croissant des défenseurs des droits humains et en particulier le développement de réseaux régionaux. Des nouveaux réseaux régionaux ont vu le jour à Prétoria, dans la Corne de l'Afrique et en Afrique Centrale et de l'Ouest.

Bien qu'il y ait eu des progrès en RDC, la situation reste précaire et les défenseurs sont toujours en situation de danger. Au mois de juillet 2005, Pascal Kabungulu, Secrétaire exécutif de l'organisation des droits humains Héritiers de Justice, fut assassiné. L'enquête et les poursuites judiciaires à l'encontre des responsables sont au point mort. La situation des défenseurs des droits humains s'est détériorée au Burundi, en Éthiopie et dans la République Centrafricaine.

Au Zimbabwe, le gouvernement du Président Mugabe continue de harceler et d'attaquer violemment les défenseurs des droits humains, alors qu'au Rwanda, le gouvernement a cherché à faire taire les voix indépendantes. Certains défenseurs ont été poussés à l'exil afin d'échapper à la menace d'être attaqué. Le gouvernement du Soudan continue à utiliser le système judiciaire pour intimider les défenseurs des droits humains, qui sont également menacés et attaqués au Darfour.

En Érythrée, l'espace dans lequel les défenseurs des droits humains peuvent opérer a été sévèrement réduit et des défenseurs des droits humains et des journalistes indépendants sont détenus depuis des années dans des prisons secrètes sans charge ni procès. En Ouganda, des journalistes et des environnementalistes ont été visés, alors qu'en Somalie et au Somaliland, des journalistes ont également été attaqués.

Les attaques à l'encontre des défenseurs des droits humains en Angola, au Cameroun et en Somalie, sont diverses, allant de l'introduction de législations répressives pour leur empêcher de mener à bien leur travail à des arrestations arbitraires, en passant par des procès injustes.

La vie des défenseurs des droits humains est rendue encore plus difficile à cause de la situation conflictuelle dans certains pays comme le Soudan, le Tchad et la Somalie, ou de l'instabilité que connaissent les pays qui sont récemment sortis d'une situation de conflit, tels que la RDC ou la Côte d'Ivoire. En République Centrafricaine, les défenseurs des droits humains qui dénoncent les violations des droits humains par les forces rebelles ont été attaqués.