Plaidoyer et ressources au niveau international
Front Line travaille pour assurer que les principes et les normes contenus dans la Déclaration des Nations unies sur les Défenseurs des Droits Humains soient connus et respectés dans le monde entier. La Déclaration, qui a été adoptée par consensus à l'Assemblée générale des Nations unies, précise que tous les gouvernements ont le devoir de promouvoir, de protéger et de mettre en oeuvre tous les droits humains et libertés fondamentales. Elle énonce dans l'article 1 que "Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international."
Plaidoyer international
Front Line plaide pour une protection renforcée des défenseurs de droits humains auprès de différents gouvernements et d'organismes régionaux et internationaux.
Front Line vise à promouvoir la Déclaration des Nations unies sur les Défenseurs des Droits Humains et le travail de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains. Nous apportons un soutien pratique au travail du bureau de la Représentante spéciale à travers le financement d'un programme de stage à Genève. Front Line cherche également à faciliter l'accès des défenseurs des droits humains aux mécanismes des droits humains des Nations unies.
Front Line a lancé un stage à la Commission africaine sur les droits de l'homme et des peuples à Banjul qui vise à soutenir le travail du Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits humains en Afrique.
En 2003, Front Line a fait pression sur le gouvernement irlandais pour qu'il accepte de donner la priorité à la protection des défenseurs de droits humains pendant sa présidence de l'Union européenne en 2004. Front Line a été invitée par le gouvernement irlandais à rédiger un document de consultation. Ce document a alimenté le processus qui a débouché sur l'adoption des Lignes directrices de l'UE pour la protection des défenseurs des droits humains.
Front Line a mis sur pied un bureau européen à Bruxelles pour plaider la nécessité de protéger les défenseurs des droits humains et d'améliorer la mise en oeuvre des lignes directrices européennes auprès des diverses Institutions européennes et des gouvernements d'Etats membres. Cela a permis à Front Line de développer des relations suivies avec des décideurs politiques clés et de les pousser à agir au nom de défenseurs des droits humains en danger. La pression exercée par Front Line a donné lieu à des actions concrètes et à des déclarations de l'Union européenne à l'égard de pays où les défenseurs des droits humains sont menacés.
L'objectif du travail de plaidoyer de Front Line est d'encourager l'UE, les décideurs nationaux et intergouvernementaux à agir rapidement, afin de créer un espace pour que les défenseurs des droits humains puissent mener leur travail légititime et non violent au bénéfice d'autres personnes et ce, en sécurité.
Ce que les défenseurs des droits humains nous disent:
- Une action internationale rapide peut, dans de nombreux cas, faire vraiment la différence au niveau de la sécurité des défenseurs des droits humains en danger. Dans certains cas, cela peut aussi s'avérer contre-productif, d'où le fait que Front Line est toujours guidée par les vues exprimées par les défenseurs des droits humains ou les membres de leur famille sur la question de savoir quelle action sera la plus efficace.
- Même lorsqu'une action internationale ne débouche pas sur la libération des défenseurs des droits humains, cela peut contribuer à l'amélioration de leurs conditions de détention.
- La torture et les mauvais traitements sont davantage susceptibles de se produire au cours des premiers jours de détention.
- L'action internationale permet d'apporter un soutien moral et de faire preuve de solidarité, ce qui encourage les défenseurs des droits humains à poursuivre leur travail.
- Les réactions internationales ont un effet préventif; les autorités sont souvent moins enclines à reproduire les mesures répressives si elles savent qu'elles sont susceptibles de provoquer une réaction.
- Dans un nombre limité de cas de "disparitions", la réaction internationale rapide a conduit à la "réapparition" de la personne disparue.