Viêt Nam
VUE D'ENSEMBLE
Les défenseurs des droits humains vietnamiens sont victimes d'intimidations, de menaces, d'interrogatoires, de harcèlement, d'arrestations et de détentions arbitraires, de mauvais traitements et de torture. Selon un rapport du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains, « parmi les défenseurs, il y a des journalistes, des écrivains, des leaders religieux, des paysans et fermiers, qui travaillent sur les questions des droits sociaux et économiques, la démocratie et les droits humains, le droit du travail, la liberté de culte, les droits terriens et les droits des minorités ». Généralement, le gouvernement vietnamien refuse de reconnaître que ces personnes défendent les droits humains et les accuse injustement d'être des criminels.
Le Viêt Nam n'a pas respecté ses obligations et ne garantit pas le droit à la liberté d'expression, d'association et de réunion. Les défenseurs des droits humains qui mènent à bien leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains sont souvent accusés d'infractions au nom de la législation sur la sécurité nationale, lorsqu'ils critiquent la politique du gouvernement ou quand ils publient des articles dans des journaux ou sur des sites internet dissidents. A l'exception du Parti Communiste du Viêt Nam, tous les autres partis politiques ou organisations indépendantes sont interdits. Les organisations non-gouvernementales étrangères peuvent être enregistrées uniquement si elles ont un partenaire local et à condition d'entretenir une bonne relation avec les autorités. Il n'y a aucun média indépendant ou privé; tous les journaux nationaux, les télévisions et les stations radio sont strictement contrôlés par l'État. L'espace internet est très contrôlé et restreint, et de nombreux activistes, avocats, syndicalistes et leaders religieux, ont été emprisonnés après la pétition en faveur de la démocratie « Manifesto on Freedom and Democracy for Vietnam 2006 » (Manifesto pour la liberté et la démocratie au Viêt Nam 2006).
Le gouvernement utilise des dispositions du Code pénal liées à la sécurité nationale, afin de limiter les actions en faveur des droits humains. Les accusations les plus fréquentes contre les défenseurs sont « faire de la propagande » (article 88), « espionnage » (article 80) et « saper la politique d'unité » (article 87). De plus, la loi qui autorise la détention arbitraire d'une personne sans procès pendant une période allant jusqu'à deux ans est toujours en vigueur.
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