Qatar

VUE D'ENSEMBLE

Les défenseurs des droits humains au Qatar doivent faire face à de nombreux obstacles et difficultés, qui prennent la forme de harcèlement de la part du gouvernement, de restrictions de la liberté de mouvement et de détentions arbitraires. Bien que le Qatar soit le pays du géant des médias al-Jazeera, connu pour sa vision critique des questions relatives au Moyen-Orient, il existe des restrictions à la liberté d’expression. En mai 2005, Abdullah Hussein 'Ali Ahmed al-Malki s’est vu retiré sa nationalité pour avoir critiqué les autorités sur la chaîne satellite. La liberté d’expression est restreinte, tout comme la liberté d’association. Les journalistes doivent pratiquer l’autocensure afin d’éviter les représailles du gouvernement. En mai 2008, la citoyenne jordanienne Amal Eisa a été condamnée à trois ans de prison pour « diffamation », après avoir écrit un article dans le quotidien Qatari al-Sharq, critiquant la conduite du personnel de l’hôpital de Doha. Internet et particulièrement les sites politiques sensibles sont sous le contrôle des autorités et parfois bloqués.

Le Qatar n’autorise pas les ONG indépendantes qui œuvrent en faveur des droits humains. Le pays n’est pas signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ni du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui sont fondamentaux pour la protection des défenseurs des droits humains.

CASE INDEX

2011/03/10

Le défenseur des droits humains M. Sultan Al-Khalaifi a est toujours placé à l’isolement depuis son arrestation le 2 mars 2011. M. Sultan Al-Khalaifi est blogueur et ancien Secrétaire Général de la Fondation Al-Karama, qu’il a quittée début 2010 afin de fonder sa...