La Cinquième Plateforme de Dublin pour les défenseurs des droits humains, février 2010


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Chaque Plate-forme de Dublin est spéciale. Cela ne pourrait en être autrement étant donné la qualité et la diversité de la centaine de défenseur-ses des droits humains, venant de plus de 80 pays, qui se rassemblent pour débattre et échanger, travailler et se relaxer. La Cinquième Plate-forme n’a pas fait exception.

Comme toujours, les participants, dont aucun d’entre eux n’avait participé à la Plate-forme avant, ont apporté une grande énergie et sagesse aux discussions pour déterminer comment renforcer la sécurité et la protection.

Les sessions officielles ont été facilitées par des interprétations simultanées en Arabe, Anglais, Français, Russe et Espagnol, et des interprétations chuchotées en plus de cinq autres langues. Mais les discussions informelles étaient aussi extrêmement riches, avec des participants qui ont construit des liens durables à travers les fossés linguistiques et culturels.

Tous les DDH qui se sont rassemblés au Château de Dublin entre le 10 et le 12 février 2010 sont en danger à cause de leur travail. Ils sont exposés à des menaces de mort et à la violence physique, au dénigrement et à la perte de leur emploi, aux arrestations et au harcèlement, et parfois à la torture. Des exemples de ces attaques ont été partagés, souvent lors de témoignages déchirants. Mais l’objectif était aussi de renforcer les mécanismes de protection, d’attirer l’attention de la communauté internationale, que les coupables répondent de leurs actes et d’apporter du soutien aux personnes attaquées.

Les DDH ont été rejoints par de nombreux représentants d’organisations internationales de défense des droits humains. La Haut Commissaire Des Nations Unies aux Droits de l’Homme Mme Navanethem Pillay et M. Micheál Martin, député et Ministre Irlandais des Affaires Etrangères, ont prononcé des discours programmes le premier matin. Mme Margaret Sekaggya, Rapporteuse Spéciale des Nations Unies sur la Situation des Défenseurs des Droits Humains, a aussi participé à la rencontre.

Lors d’un débat d’experts sur les risques spécifiques encouru par les femmes défenseuses des droits humains, nous avons bénéficié des présentations de: Lucha Castro, Centro de Derechos Humanos de Las Mujeres (Mexique); Parvin Ardalan, Campane Un Million de Signatures (Iran); Bernadette Ntumba, AMCAV (RDC); et Mary Jane Real, Coordinatrice de la Coalition Internationale des Femmes défenseuses des droits humains.

Front Line et Tactical Technology ont présenté la dernière version de « Security in a box », un ensemble d'outils et de matériels de formation lié à la sécurité numérique et destiné aux défenseur-ses des droits humains. Tout au long de la conférence, des services d’assistance ont été organisés et ainsi qu’une formation de suivi sur le sujet en arabe, anglais, français, russe et espagnol. Il y a aussi eu des feedbacks vis-à-vis du projet de recherche de Front Line sur les meilleures pratiques en terme de sécurité et de protection, qui attirent l’attention sur des études sur le terrain avec des défenseur-ses des droits humains en Colombie, Indonésie et Zimbabwe.

Les participants ont profité d’un programme culturel riche, avec des musiques une variété de talents musicaux, y compris la famille Moran, la famille O’Ceannabháin, Vincent McGrath (DDH irlandais) et Dom-an Manegdeg (DDH Philippin). L’esprit vibrant qui découle de ce genre de rassemblement de si nombreux défenseur-ses des droits humains exceptionnels, a été capturé de façon saisissante par la danse collective irlandaise et la danse conga merveilleusement chaotique, au cours de la dernière soirée organisée à l’Ancienne Distillerie Jameson.

Le document attaché souligne ce que les défenseur-ses des droits humains ont dit à propos de leur travail, et les dangers et problèmes auxquels ils sont confrontés. Cela n’est pas un document in extenso. Il vise à donner un aperçut de la rencontre – certains sentiments que les DDH ont partagé entre eux et avec les personnes présentes. The attached report highlights what HRDs said about their work, and the dangers and problems they have to confront. It is not a verbatim record. It aims rather to provide a feel of the meeting – some sense of what the HRDs who participated shared with one another and with others who were present.

Rapport de Front Line sur la 5ème Dublin Plate-forme et livre d'or 2010 (en anglais)